mercredi 20 septembre 2017

L'au-delà du monde, Brigitte Maillard





L'au delà du monde Brigitte Maillard

La simple évidence de la beauté (Atlantica), Soleil vivant soleil (Librairie Galerie Racine, préface Michel Cazenave), À l’éveil du jour (Monde en poésie éditions) sont mes premiers livres : De la beauté vers l’amour, le soleil retrouvé, jusqu’à la naissance du jour, notre merveilleux. La parole vécue comme un lieu de renaissance. L’Au-delà du monde (Librairie Galerie Racine) vient poursuivre cet élan de création. Pour continuer à vivre. Pour simplement tenter de dire un chemin. Une vie, entre nous, qui se tisse de lumière, discrètement.

Extraits :
Saisir la vie au bord de l’univers. Ce voyage ne fait que commencer. La Vie nous y rejoint, sans l’accord des rêves. Un air inconnu. Une intuition libérée. Là où il n’y a pas de forme, de son, de parfum de goût, de toucher ni d’éléments dit Le Sûtra du Cœur. Un autre monde se dévoile. Avec le temps se dégage la réalité des représentations illusoires. La lutte est souvent rude contre la présence extravagante du Monde. C’est un renversement complet qui nous attend. Une formidable respiration.

L’au-delà du monde est une source de fraîcheur, un deuxième souffle, un secret inattendu. Je te touche du bout des doigts, la Vie.

J’explore le monde
Il arrive si bas que son infini m'entraîne
Au-delà

Au cœur de la matière

Brigitte Maillard L'Au delà du monde, Librairie Galerie Racine septembre 2017, 15 €


L'au-delà du monde, Brigitte Maillard, poésie, spiritualité

samedi 16 septembre 2017

Funérailles civiles Mode d'emploi, Camille Gouzien et Dominique Riquier, nouvelle édition

Funérailles civiles Mode d'emploi

En avril 2017 parait la première édition de ce livre "Funérailles civiles Mode d'emploi" de Camille Gouzien et Dominique Riquier, éditions "Vivre tout simplement." Face à son succès et pour répondre à une demande de ses lecteurs, une deuxième édition augmentée voit le jour en septembre 2017. De nouvelles réponses viennent enrichir ce mode d'emploi.
Avec les nouvelles tendances en Europe, coopératives et écologie funéraires ; les regards sur les lois et les précisions sur le déroulement du rituel profane par exemple.

De nouveaux auteurs Dominique Sampiero, Ricardo Montserrat, Yvon Le Men… viennent rejoindre les voix des poètes. Poésie et deuil : ce temps où les poètes ont leurs mots à dire.

Les éditions Vivre tout simplement, Sophie Denis, éditent Funérailles Civiles, mode d'emploi de Camille Gouzien et Dominique Riquier préface de Guy Arcizet.
Après une amorce sur les questions du deuil et du sens de l'existence, ce livre aidera de façon pratique les personnes endeuillées.
Un sujet sensible, si profondément humain, abordé ici avec méthode et réflexion. Une pensée concrète anime cet ouvrage de 135 pages au format poche. Il nous offre une approche philosophique, un regard sur la loi, décrit le déroulement du rituel profane et les démarches à effectuer.

Les auteurs mettent à l'honneur, en créant ce livre, cette liberté de choisir nos funérailles. Que nous soyons croyants ou mécréants, âme ou esprit il y a une nécessité absolue à faire en sorte que soient institutionnalisés des rites funéraires pour tout un chacun précisent-ils. 


À la question " Une mairie peut-elle assurer les obsèques civiles ? " Camille Gouzien et Dominique Riquier rappellent cette proposition de loi du député Hervé Féron. Adoptée en première lecture à l'Assemblée en 2016, elle est à ce jour en attente d'examen par le Sénat. Cette proposition de loi imposerait aux maires de fournir une salle municipale aux familles et proches, pour l'organisation des funérailles laïques.

Guy Arcizet souligne dans sa préface A ce titre le recueil Funérailles civiles, mode d'emploi n'est pas un simple ajout à ce qui se dit ou s'écrit sur la laïcité ou la République ce qui revient au même. Il nous appelle à construire sans bruit un monde harmonieux et fraternel en évoquant ce point final de la phrase qu'est notre vie, les funérailles.

Funérailles civiles, mode d'emploi est un guide précieux, une aide à la traversée.
La mort ce portique ouvert sur des lieux inconnus (Baudelaire).
Un choix de textes, musiques et citations accompagne ce voyage vers la lumière.

Nous retrouvons là des textes de Stevenson, Kipling, Baudelaire, William Blake… mais aussi ceux d'auteurs contemporains Jean Lavoué, Michel Suzzarini, Brigitte Maillard, René Le Corre, Louis Bertholom…


"Quand je partirai" 
Poème hawaïen
(…) Je vous remercie pour l'amour 
que vous m'avez témoigné 
Mais il est temps maintenant 
que je poursuive ma route 
Pleurez-moi quelque temps 
si pleurer il vous faut 
Et ensuite, laissez votre peine 
se transformer en joie 
Car c'est pour un moment seulement 
que nous nous séparons (…) 
Extrait page 80





Brigitte Maillard




Funérailles civiles Mode d'emploi, Camille Gouzien et Dominique Riquier, nouvelle édition

jeudi 14 septembre 2017

Mátyás Varga, Gravure rupestre, Barlangrajz




gravure rupestre  Matyas Varga




La peur qui n'a jamais
vu le soleil cache une forme
vêtue de pénombre.

Mais sur la margelle
des ténèbres
tout corps
est nu.

Sur la roche humide
on entend les bisons
immobiles respirer
dans le noir midi qui perdure.

 


Etouffement. L'éclair de
l'égarement fait craquer
l'étreinte vespérale
des clairières, quand vient
te chercher la confiance,
pour te détourner du mot.

Te taire est ton silence,
l'ombre ultime de ta solitude,
qui déjà est blanche comme neige
- ou incolore, telle
la lumière




D'abord regarde seulement la place. La ville
Tout ce qui est visible d'ici. Regarde
sans bouger telle une fenêtre
de peur qu'elle ne s'effraie.

Cherche la lumière. Regarde dans le soleil. 
Puis dans la pierre. Sur le sol dans ta chambre vide
arde et rayonne le tranchant des tessons
éparpillés
..................................................................................
A présent va, libère la statue,
qu'elle rie! Le mort. Bouge
l'air, le miroir de l'eau, la feuille
paralysée des plantes.


Gravure rupestre,  Mátyás Varga, Ed. Le Passeur 




Gravure rupestre est un recueil paru en 1998, traduit du hongrois par Lorand Gaspar et Sarah Clair préfacé par Jean-Pierre Lemaire. Il réunit en édition bilingue les poèmes de l'auteur hongrois Mátyás Varga, poèmes parus pour la première fois en Hongrie sous le titre Barlangrajz en 1995. Mátyás Varga né en 1963, est poète et moine bénédictin à l'abbaye de Pannonhalma. 
Ce recueil premier est unique à ma connaissance. La préface de Jean-Pierre Lemaire ouvre cette lecture et nous guide à la lumière de son auteur. Celle de l'enfance, de "la solitude primitive et apeurée", celle de "notre préhistoire intime"" (...) L'enfance, recouverte en nous par la fausse assurance de l'adulte (...) reprend ici son monologue face aux morceaux du réel (...) Ces vers apprivoisent quelqu'un en nous, un enfant qui n'avait pas grandi, peut-être, et se reconnait lentement le droit de parler sans trahir ce qu'il voit" 



Mátyás Varga, Gravure rupestre

dimanche 10 septembre 2017

Valère Novarina, de l'intérieur du mot








Je n’utilise pas les mots; je n’en ai jamais cherché aucun. Ce ne sont pas des outils. Devant le langage, les sensations sont de l’ordre du toucher : quelque chose parle là derrière l’oreille; on ressent la matérialité de tout. Les mots sont comme des cailloux, les fragments d’un minerai qu’il faut casser pour libérer leur respiration; tout un livre peut provenir d’un seul mot brisé. Le mot est fermé, enveloppé, secret, enfoui : quelque chose doit apparaître de dedans – de l’intérieur du mot et pas du tout de l’intérieur de l’écrivain. Les mots en savent beaucoup plus que nous  - mais il faut le prendre avec amour entre ses mains et les porter à son oreille. Les mots sont au sol, incompréhensibles et comme des noyaux. Je les ramasse, j’écoute dedans ; je les brise : apparaît une phrase une scène toute la construction respiratoire du livre.


Valère Novarina extrait  Le débat avec l’espace – P.O.L 


Valère Novarina, de l'intérieur des mots

samedi 2 septembre 2017

Mais l'âme...

"La fin d’une âme est légère, très légère, presque silence."

Antonio Porchia




ciel de bretagne Brigitte Maillard
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"L’effort d’approfondissement, l’exercice de la captation profonde, n’a rien à voir avec l’astuce, la perspicacité ou la jonglerie intellectuelle qui remplissent livres et revues. C’est comme un instinct de plongeur, un refus de toutes les zones intermédiaires, un cohérence d’intégrité, une décision d’aller jusqu’au terme, bien qu’il n’y ait pas de terme. Cela exige toute la vie en appoint, sans jeux faciles, sans recul devant l’abîme. Approfondir est la forme la plus radicale et généreuse de l’héroïsme. C’est être aussi sans références. L’échelle de relation est désormais l’infini, et la rencontre avec la mort comme expérience anticipée et paramètre constant du possible." Extrait de la postface de Roberto Juarroz au sujet de Voix d'Antonio Porchia

Mais l'âme...Porchia Juarroz