dimanche 15 octobre 2017

Rencontre en poésie





Prochaine rencontre en poésie Dimanche 4 novembre de 14 h à 18 h avec Brigitte Maillard  Salle de la Capitainerie, face à la mer, sur le port de Loctudy Finistère Sud


La poésie, écrire et dire à haute voix
Celle d’hier et d’aujourd’hui
La vôtre où celle des poètes

"La poésie, c'est le plus joli surnom qu'on donne à la vie". Jacques Prévert

Un temps de poésie à vivre ensemble, une demi-journée de partage.
Qu’est-ce que la poésie ?  D’où vient cette langue étrangère ?  Comment la découvrir en soi ?
Nous ferons ensemble connaissance avec la poésie. Certains auteurs/poètes nous guideront par moments mais nous échangerons surtout beaucoup à partir de vos expériences, ressentis et interrogations. Si vous le désirez, venez avec un poème que vous aimez lire et peut-être déjà dire. Un poème de vous ou d’un auteur/poète.

Prochaine rencontre prévue le samedi 4 novembre 2017 de 14 h à 18 h, lieu Salle de la capitainerie du Port de plaisance - Loctudy 29750 
Rts et inscription mondeenpoesie@gmail.com


Poesie finistère Loctudy Atelier rencontre

lundi 2 octobre 2017

vendredi 29 septembre 2017

Naître avec le monde, Henri Maldiney, Shitao, Nathalie Sarraute

Bambous. collections publiques des Musées de Chine


Parfois au réveil dans la clarté indécise d'un pan d'espace, 
où disparaissent tous les signes de reconnaissance,
je ne perçois ni des choses ni des images.
Je ne suis pas le sujet d'impressions pures,
ni le spectateur indifférent d'objets qui me font face.
Je suis co-naissant avec le monde qui se lève en lui-même
et se fait jour à mon propre jour, lequel ne se lève qu'avec lui

Henri Maldiney " l'avènement de l'oeuvre" 
source Cinq méditations sur la beauté, François Cheng




C'est en fonction de cette mesure du Ciel que l'âme du paysage peut varier; 
c'est en fonction de cette mesure de la Terre que peut s'exprimer le souffle
organique du paysage. Je détiens l'Unique Trait de Pinceau,et c'est pourquoi 
je puis embrasser la forme et l'esprit du paysage. Il y a cinquante ans, il n' y 
avait pas encore eu co-naissance de mon Moi avec les Monts et les Fleuves, 
non pas qu'ils eussent été valeur négligeable, mais je les laissais seulement
exister par eux-mêmes. Mais maintenant les monts et les fleuves me chargent
de parler pour eux; ils sont nés en moi et moi en eux. J'ai cherché sans trêve 
des cimes extraordinaires, j'en ai fait des croquis; Monts et Fleuves se sont 
rencontrés avec mon esprit, et leur empreinte s'y est métamorphosée, en 
sorte que finalement ils se ramènent à moi.

Les propos sur la peinture du Moine Citrouille-Amère
Traité du peintre Shitao, Pierre Ryckmans, Plon



Je regardais les espaliers en fleurs le long du petit mur de briques roses, les arbres fleuris,
la pelouse d’un vert étincelant jonchée de pâquerettes, de pétales blancs et roses, le ciel, 
bien sûr, était bleu, et l’air semblait vibrer légèrement… et à ce moment-là, c’est venu…
quelque chose d’unique… qui ne reviendra plus jamais de cette façon, une sensation 
d’une telle violence qu’encore maintenant, après tant de temps écoulé, quand, amoindrie,
en partie effacée elle me revient, j’éprouve… mais quoi ? Quel mot peut s’en saisir ?
Pas le mot à tout dire : « bonheur », qui se présente le premier, non, pas lui… 
« félicité », « exaltation », sont trop laids, qu’ils n’y touchent pas… et « extase »… 
comme devant ce mot ce qui est là se rétracte… « Joie », oui, peut-être… 
ce petit mot modeste, tout simple, peut effleurer sans grand danger… mais il n’est pas
capable de recueillir ce qui m’emplit, me déborde, s’épand, va se perdre, se fondre dans
les briques roses, les espaliers en fleurs, la pelouse, les pétales roses et blancs, l’air qui vibre
parcouru de tremblements à peine perceptibles, d’ondes… des ondes de vie,
de vie tout court,quel autre mot ?… de vie à l’état pur, aucune menace sur elle, 
aucun mélange, elle atteint tout à coup l’intensité la plus grande qu’elle puisse jamais atteindre… 
jamais plus cette sorte d’intensité-là, pour rien, parce que c’est là, 
parce que je suis dans cela, dans le petit mur rose, les fleurs des espaliers, des arbres, 
la pelouse, l’air qui vibre… 
Je suis en eux sans rien de plus, rien qui ne soit à eux, rien à moi.

Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983.


Brigitte Maillard

Naître avec le monde, Henri Maldiney, Shitao, Nathalie Sarraute

Naître avec le monde, Henri Maldiney, Shitao, Nathalie Sarraute

mercredi 20 septembre 2017

L'au-delà du monde, Brigitte Maillard





L'au delà du monde Brigitte Maillard

La simple évidence de la beauté (Atlantica), Soleil vivant soleil (Librairie Galerie Racine, préface Michel Cazenave), À l’éveil du jour (Monde en poésie éditions) sont mes premiers livres : De la beauté vers l’amour, le soleil retrouvé, jusqu’à la naissance du jour, notre merveilleux. La parole vécue comme un lieu de renaissance. L’Au-delà du monde (Librairie Galerie Racine) vient poursuivre cet élan de création. Pour continuer à vivre. Pour simplement tenter de dire un chemin. Une vie, entre nous, qui se tisse de lumière, discrètement.

Extraits :
Saisir la vie au bord de l’univers. Ce voyage ne fait que commencer. La Vie nous y rejoint, sans l’accord des rêves. Un air inconnu. Une intuition libérée. Là où il n’y a pas de forme, de son, de parfum de goût, de toucher ni d’éléments dit Le Sûtra du Cœur. Un autre monde se dévoile. Avec le temps se dégage la réalité des représentations illusoires. La lutte est souvent rude contre la présence extravagante du Monde. C’est un renversement complet qui nous attend. Une formidable respiration.

L’au-delà du monde est une source de fraîcheur, un deuxième souffle, un secret inattendu. Je te touche du bout des doigts, la Vie.

J’explore le monde
Il arrive si bas que son infini m'entraîne
Au-delà

Au cœur de la matière

Brigitte Maillard L'Au delà du monde, Librairie Galerie Racine septembre 2017, 15 €


L'au-delà du monde, Brigitte Maillard, poésie, spiritualité

samedi 16 septembre 2017

Funérailles civiles Mode d'emploi, Camille Gouzien et Dominique Riquier, nouvelle édition

Funérailles civiles Mode d'emploi

En avril 2017 parait la première édition de ce livre "Funérailles civiles Mode d'emploi" de Camille Gouzien et Dominique Riquier, éditions "Vivre tout simplement." Face à son succès et pour répondre à une demande de ses lecteurs, une deuxième édition augmentée voit le jour en septembre 2017. De nouvelles réponses viennent enrichir ce mode d'emploi.
Avec les nouvelles tendances en Europe, coopératives et écologie funéraires ; les regards sur les lois et les précisions sur le déroulement du rituel profane par exemple.

De nouveaux auteurs Dominique Sampiero, Ricardo Montserrat, Yvon Le Men… viennent rejoindre les voix des poètes. Poésie et deuil : ce temps où les poètes ont leurs mots à dire.

Les éditions Vivre tout simplement, Sophie Denis, éditent Funérailles Civiles, mode d'emploi de Camille Gouzien et Dominique Riquier préface de Guy Arcizet.
Après une amorce sur les questions du deuil et du sens de l'existence, ce livre aidera de façon pratique les personnes endeuillées.
Un sujet sensible, si profondément humain, abordé ici avec méthode et réflexion. Une pensée concrète anime cet ouvrage de 135 pages au format poche. Il nous offre une approche philosophique, un regard sur la loi, décrit le déroulement du rituel profane et les démarches à effectuer.

Les auteurs mettent à l'honneur, en créant ce livre, cette liberté de choisir nos funérailles. Que nous soyons croyants ou mécréants, âme ou esprit il y a une nécessité absolue à faire en sorte que soient institutionnalisés des rites funéraires pour tout un chacun précisent-ils. 


À la question " Une mairie peut-elle assurer les obsèques civiles ? " Camille Gouzien et Dominique Riquier rappellent cette proposition de loi du député Hervé Féron. Adoptée en première lecture à l'Assemblée en 2016, elle est à ce jour en attente d'examen par le Sénat. Cette proposition de loi imposerait aux maires de fournir une salle municipale aux familles et proches, pour l'organisation des funérailles laïques.

Guy Arcizet souligne dans sa préface A ce titre le recueil Funérailles civiles, mode d'emploi n'est pas un simple ajout à ce qui se dit ou s'écrit sur la laïcité ou la République ce qui revient au même. Il nous appelle à construire sans bruit un monde harmonieux et fraternel en évoquant ce point final de la phrase qu'est notre vie, les funérailles.

Funérailles civiles, mode d'emploi est un guide précieux, une aide à la traversée.
La mort ce portique ouvert sur des lieux inconnus (Baudelaire).
Un choix de textes, musiques et citations accompagne ce voyage vers la lumière.

Nous retrouvons là des textes de Stevenson, Kipling, Baudelaire, William Blake… mais aussi ceux d'auteurs contemporains Jean Lavoué, Michel Suzzarini, Brigitte Maillard, René Le Corre, Louis Bertholom…


"Quand je partirai" 
Poème hawaïen
(…) Je vous remercie pour l'amour 
que vous m'avez témoigné 
Mais il est temps maintenant 
que je poursuive ma route 
Pleurez-moi quelque temps 
si pleurer il vous faut 
Et ensuite, laissez votre peine 
se transformer en joie 
Car c'est pour un moment seulement 
que nous nous séparons (…) 
Extrait page 80





Brigitte Maillard




Funérailles civiles Mode d'emploi, Camille Gouzien et Dominique Riquier, nouvelle édition