Pour que vivent la poésie le monde et les mots pour le dire

Brigitte Maillard


lundi 24 août 2015

Alexandre Hollan, Je suis ce que je vois, Notes sur la peinture

Alexandre Hollan Je suis ce que je vois po&psy



Présentation du livre en présence de l’auteur Alexandre HOLLAN
Dimanche 30 août à partir de 17 h 
Galerie Le petit temple à Lasalle-en-Cévennes, 30460
Renseignements Association PO&PSY

 « Dans ses Notes sur la peinture et le dessin (rééditées ici en un livre unique) qui interrogent au plus près de son surgissement l'expérience picturale, Alexandre Hollan réfléchit en poète sur cette "force nouvelle" qui émane des impressions produites par le monde extérieur, une force "qu'il faut comprendre et sauver". «  

Un livre formidable impossible à résumer en quelques lignes tant chaque page, chaque dessin offrent un temps de présence, précieux pour enfin ouvrir les yeux sur ce que nous ne voyons peut-être pas.



Notes choisies 


                                                                                                           
Accepter l’inconnu qui rôde dans l’arbre. L’accepter, pas le capturer. Parfois il fait grandir le connu. (5.9.08)
*
 
Avoir de l’énergie n’est pas nécessaire pour dessiner un arbre, seulement un peu de calme. L’énergie est dans l’arbre. (8.85)

*
                                                                                    
Appel de la profondeur, car le monde quotidien est sans lumière, même quand le soleil inonde mon atelier.
Oui, je crois que les ténèbres c’est "moi", ma peur, ma vanité, ma ruse, mes amours, mon art… et je dois "faire avec", je dois les traverser pour atteindre la lumière, peut-être. C’est si important de ne pas me confondre avec moi-même. (1991)
                                                                                    
*

La peinture me mène là où je suis déjà. (11.5.97)

*
                                                                       
La vie secrète - pas vraiment secrète, mais presque toujours invisible - apparaît parfois dans les formes, arbres, objets. Elle les traverse, les habite, et vient vers nous.
Voir, c’est sentir cette transformation de la réalité, le plus simplement possible. Cette transformation apporte une énergie neuve, inconnue. Donner à ces forces invisibles une place, une fluidité, une résistance : le dessin, la peinture sont là pour cela, les rendre visibles.
Dans cette relation avec la part invisible de la réalité, je reconnais trois chemins : celui de la vitesse qui crée le mouvement, celui de la lenteur qui crée la profondeur, et celui du rythme, une alternance entre forme et espace. (09.06)
                       
                                                                                               
*

Une calme urgence travaille nos vies. Urgence à ne rien faire, à laisser travailler les forces naturelles. Elles ont mis du temps à se faire connaître, à rester séparées, hors du monde.
La présence vient de loin, se connaît, se reconnaît dans le mouvement silencieux. Elle passe - pour moi - par et dans la nature, par la forme des arbres. Formes où quelque chose la rejoint. Attente active. Capter et patienter. (12.6.06)                                   

*

Quand les démonstrations de force sont passées, il reste un peu de vide. Et une musique lointaine, venant à travers les arbres : des lignes aériennes, lentes concentrées. Elles n’ont rien à voir avec le corps de l’arbre. Pourtant, l’arbre les chante. (22.9.11)
                                                                *


Je suis ce que je vois, Alexandre Hollan, po&psy (a parte), éditions érès 2015 25 euros.



Une exposition d'Alexandre Hollan a lieu jusqu'au 20 septembre 2015



Alexandre Hollan, Je suis ce que je vois, Notes sur la peinture

mardi 18 août 2015

À l’éveil du jour, Brigitte Maillard




À l’éveil du jour sera le premier livre édité par
Monde en poésie éditions
Avec une première collection L’écriture du poète.

À l’éveil du jour  Paraitra début septembre en format poche, 132 pages






Une collection " L'écriture du poète" en résonance avec 
" Cette grande écriture chiffrée qu'on entrevoit partout "
 qu'évoque Novalis dans Les Disciples à Saïs :



" Sur les ailes, la coquille des œufs, dans les nuages, dans la neige, dans les cristaux et dans la conformation des roches, sur les eaux qui se prennent en glace, au-dedans et au-dehors des montagnes, des plantes, des animaux, des hommes, dans les lumières du ciel (...) dans les limailles  autour de l'aimant et dans les conjonctures singulières du hasard " Novalis, Les disciples à Saïs, Poésie / Gallimard - page 37

À l’éveil du jour, Brigitte Maillard