La poésie nous parle de la vie autrement, comme le ferait un coucher de soleil. Elle nous ouvre au monde.Un monde sensible.
Et c'est toute la saveur du réel qu'elle nous fait respirer. C'est ça la poésie. Simplement. Ce n'est pas savant. C'est une ouverture au monde sensible.
"Une substance de vie". Quelque chose d'autre qui coule dans nos veines et qui est notre humanité.Ce quelque chose qui ne demande qu'à être vu pour se dévoiler.
Se dire en mots et en silence.
BM

vendredi 29 janvier 2010

Ces mots du ciel




The sky speaks for itself
à Bruxelles , quartier Louise, une installation d'Alessandro Filippini
photo ANTOINETTE ROUVROY - tous droits réservés -





C’est toute la terre qui trace le ciel

C’est tout le chant des signes

C’est toute la terre qui va vers le monde


Brigitte Maillard - tous droits réservés Sacem -



dimanche 24 janvier 2010

l'Artiste et l'Inconnu du monde




L’ÉCLOSION DE L’ARTISTE – DELPHINE PERLSTEIN – 2006
Peinture sous-verre
Tous droits réservés sans l'autorisation de l'artiste


Qu’il soit battu par les vents,
bafoué, ondulé, renié, aimé, adulé, effrayé…
L’artiste est là « pour donner un visage à l’inconnu du monde - Michel Le Bris "
et ces mots seuls portent sa présence en son avenir.
Chacune de ses œuvres est le résultat d’une expérience,
sinon Artifice est en place de Maître.
L’artiste, un monde libéré dans un homme, doit œuvrer inlassablement à sa délivrance.

J’aime cette peinture de Delphine Perlstein
qui laisse vivre l’acte de " l’éclosion ",
l’artiste reprenant le chemin de la naissance qu’il accomplit, seul.
Le bras musclé, prêt à se déchirer, il défait ce cordon qui le retenait au vieux monde.
Sa tête bascule, la perdra-t-il ?
Les directions ne sont plus données,
mais une verticale est indiquée
et l’homme se place alors devant son décor.
Dans la nuit blessée qu’il traverse,
il semble fixer souriant ce nouveau monde alors que se forment dans son dos deux nouveaux organes, ailés.


La route est là qui le désire lui seul au monde qui se réveille

Je suis mon soldat ma guerrière mon rêve
La tour d’auvergne et le sculpteur
Je suis le sang mêlé d’ivresse
Le petit être à l’avenir
Je suis la vivace la veuve l’inconsolée
Celle par qui le grain ne meurt
Je suis le grand géant des mers
L’approche d’un monde derrière la vitre
Qui vit d’amour et de désir
Et souffle l’air que l’on respire.


Brigitte Maillard tous droits réservés Sacem

Vous pouvez découvrir toutes les oeuvres de l’Artiste Delphine Perlstein sur son


jeudi 21 janvier 2010

Les auteurs Haïtiens aux Étonnants Voyageurs



Récit de MICHEL LEBRIS écrivain et directeur du Festival Littéraire de
Saint-Malo,"Étonnants Voyageurs",
paru ce jour sur Le point.fr.

Michel Lebris était à Haïti pour la deuxième édition du Festival du même nom

"..Dany, parti avec Lyonel, revient dans l'après-midi, bouleversé : sa mère est sauve, de même que Franketienne le grand poète, le géant des lettres haïtiennes, malgré sa maison à demi effondrée. Une immense clameur a retenti dans la rue quand il est apparu : Le poète est vivant . Ici, les poètes sont des dieux vivants. Et puis, aussi, cette scène incroyable, dans la rue : des gens reconnaissant Dany, qui viennent lui serrer la main, le remercier pour son livre, qui les honore. Lui, embarrassé : en ces circonstances, un livre... Et les autres d'insister : au contraire. Ils en ont plus que jamais besoin parce que les livres disent qu'il est en l'homme quelque chose de plus fort que le malheur... " extrait

et comme le festival n'a pu avoir lieu à Haïti Michel Lebris annonce sur son
"Parce qu’il n’est pas possible de rester sur ces images de destruction. Parce que nous sommes si tristes de ne pas savoir ce qu’aurait pu donner cette deuxième édition du festival à Port-au-Prince qui suscitait un engouement extraordinaire, nous avons décidé avec Lyonel Trouillot et Dany Laferrière de transporter ce que nous devions faire à Port-au-Prince à Saint-Malo du 22 au 24 mai prochains. Et que tous les auteurs haïtiens réunis y affirment haut et fort la vitalité de la création artistique de leur île. Rendez-vous au printemps."

lundi 18 janvier 2010

Geoffrey Gurrumul Yunupingu




Transmission Anne Volpe


Artiste aborigène bouleversant,Geoffrey Gurrumul chante en dialecte Yolngu.

"Aveugle de naissance, il chante la culture de sa terre natale sur l’île d’Elcho
en terre d’Arnhem en Australie.
Multi instrumentiste et amoureux du chant dès son plus jeune âge,
Gurrumul cultive depuis sa tonalité unique
et son subtil jeu de guitare." Naïve

Cette chanson-là parle de deux oiseaux proches du peuple de Gurrumul.

dimanche 17 janvier 2010

La peinture Haïtienne, un regard vers l'Espoir

DOMINIQUE FONTUS Carnaval à Jacmel

TISSAINT Paysage imaginaire



Je voulais honorer Ha ïti.Crier,gardez Espoir.
Avec mon clavier, je suis allé à la rencontre
de l'unique centre d'art Haïtien en France,
l'Espace Loas ( divinités haïtiennes).



"L'Espace "LOAS" a été créé en Novembre 1998 par Patrice et Sylvie Dilly sous le parrainage de Mme Devroye Stilz, Conservateur du Musée international d'Art Naïf Anatole Jakowsky.
Ce Centre d'Art Haïtien présente en permanence différentes expressions de l'art haïtien : peintures, sculptures, travail du métal (bidons découpés et martelés) par les “Bosmétal”, les drapeaux, etc…"

Là, j'ai découvert un art totalement méconnu.
Voyage. Couleurs. Lumière.
Fantastique. Esprits. Vaudou.
J'ai choisi quelques tableaux d'artistes Haïtiens
mais je vous garantis
que ce voyage ne fait que commencer...



ODILE LATORTUE Goré - contemporain


PRÉFÈTE DUFFAUT Ville de Dabel 1953

ces peintures sont reproduites ici avec l'accord de L'espace Loas
et puis TIGA

"Sur un des bouts d'une île de la Caraïbe dominée par la folie et le chaos, existe un artiste philosophe. Son rêve: faire que tous les habitants de cette terre trouvent le Créateur caché en eux et atteignent la liberté. Pour cela, il a pris à bras-le-corps la folie du pays. Il en assume les délires. Tiga l'un des plus grands peintres d'Haïti et des Caraïbes, se veut un artiste total. Son nom et sa vie sont intimement liés à toute l'histoire contemporaine de l'Art haïtien."



L'Orchestre de la pluie

Transmission VASIL QESARI

vendredi 15 janvier 2010

La chute de l'homme


Se souvenir des Fêtes anciennes




Vous souvenez-vous des premiers bals populaires où, enfant,vous remarquiez davantage les lampions au plafond que les fards des dames endimanchées?


Photo et texte Antoinette Rouvroy -Tous droits réservés


Un matin, au réveil ,cette photo que j'avais regardée quelques jours auparavant m'est revenue
en mémoire avec cette simple phrase


de la fenêtre là-haut nos semblables chutent


Cet appel intense au "souvenir des fêtes anciennes"m'a littéralement projetée vers celle de la descente
de l'âme ( comme métaphore de la conscience) dans le corps, de la plongée en soi, de la chute aussi...
J''ai relu ces phrases du poète Roberto juarroz évoquant la verticalité de l'être

"Très tôt dans ma vie, j’ai eu le sentiment qu’il y avait en l’homme une tendance inévitable vers la chute. L’homme doit tomber. Et l’on doit accepter cette idée presque insupportable, l’idée de l’échec, dans un monde voué au culte du succès. Mais, symétriquement de la chute, il y a dans l’homme un élan vers le haut. La pensée, le langage, l’amour, toute création participent de cet élan. Il y a donc un double mouvement de chute et d’élévation dans l’homme, une sorte de loi de la gravité paradoxale. Entre deux mouvements, il y a une dimension verticale."

Aujourd'hui j'ai envie de dire, merci Antoinette
&



Prenons notre coeur à l'ouvrage et dansons à la fête foraine




Brigitte Maillard - Tous droits réservés Sacem -

jeudi 14 janvier 2010

Mort et Vie


à Marguerite, Kergren - Baie de Douarnenez

COMME UN VOILIER

Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin,
et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
Quelqu'un à mon côté dit : « il est parti !»

Parti vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout !
Son mât est toujours aussi haut,
sa coque a toujours la force de porter
sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi,
pas en lui.

Et juste au moment où quelqu'un prés de moi
dit : «il est parti !»
il en est d'autres qui le voyant poindre à l'horizon
et venir vers eux s'exclament avec joie :
«Le voilà !»

C'est ça la mort !
Il n'y a pas de morts.
Il y a des vivants sur les deux rives.

dimanche 10 janvier 2010

Mano Solo,sincère comme jamais



un nouveau départ...
un chant qui me bouleverse
" sincère comme jamais"...

" je vous laisse le pire,les larmes
qu'on verse sur la mort...
Adieu mes amours"


jeudi 7 janvier 2010

L'essence




L'essence

de la naissance

est

dans la renaissance
de l'essence




Brigitte Maillard -Tous droits réservés -

Au Rendez-vous du donner-recevoir

S'asseoir à la table du donner recevoir , prendre ce rendez-vous,
voilà l'invitation du Mouvement des biens communs:l'art pour la Conscience
initié par Valérie-Eve Moreau fondatrice de l'association La Voix du Net
présidée par Edgar Morin.

Ce mouvement propose aux auteurs du monde de contribuer
au patrimoine universel par le don d'une ou plusieurs oeuvres.
Des rendez-vous seront programmés tout au long de l'année 2010.
à suivre sur le site La voix du Net

Alors" pour échapper à la contrainte du calcul...reprendre le chemin du don"
Edgard Morin nous invite à "la fête de l'internet...la fête de la gratuité,
un pas vers la régénération de notre vie"





lundi 4 janvier 2010

Lhasa de Sela - Un chant d'Amour

Lhasa chanteuse de l'Amour, merveilleuse, nous a quitté hier

Elle murmure l'amour avec une passion d'une extrême douceur
laissant simplement, le souffle et le coeur s'unir...
comme une offrande



vendredi 1 janvier 2010

La pierre chante, Adonis


La pierre chante en dormant

Dans la parole éclairée par l'image
chaque mot a l'air
d'un personnage qui rêve debout

Entre dans la palpitation de l'obscurité
pour mieux apercevoir la lumière

La transparence est aussi un voile
de même le soleil est presque une ombre

extrait de Célébrations - éditions La Différence



*


Une pierre est tombée,
quelque chose dans les murs s'est ouvert,
le lointain est devenu plus nostalgique,
plus désirable...Une pierre est tombée,
quelque chose dans l'homme a changé

ADONIS

extrait de Chronique des branches - éditions la Différence




*



PIERRE


J'adore cette pierre paisible
J'ai vu mon visage dans ses veinures
J'y ai vu ma poésie perdue



ADONIS
extrait Le Charmeur de poussière - Gallimard

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...