La poésie nous parle de la vie autrement, comme le ferait un coucher de soleil. Elle nous ouvre au monde.Un monde sensible.
Et c'est toute la saveur du réel qu'elle nous fait respirer. C'est ça la poésie. Simplement. Ce n'est pas savant. C'est une ouverture au monde sensible.
"Une substance de vie". Quelque chose d'autre qui coule dans nos veines et qui est notre humanité.Ce quelque chose qui ne demande qu'à être vu pour se dévoiler.
Se dire en mots et en silence.
BM

dimanche 28 février 2010

Lhasa de Sela, le chant secret de l'existence






J’adore voir Lhassa chanter car elle chante sans aucun artifice
Elle tient par la grâce.
Son chant semble n’être qu’à elle, rien qu’à elle …
et il n’en est que plus à nous.
"Amant(e) solitaire
c’est pour toi que tu danses et c’est
cette solitude qui va nous fasciner"
Jean Genet Le Funambule
(et j'ajouterai nous étreindre)
Vivante, inspirée
elle a le plaisir de se donner en résonance
et de vibrer
Ici Lhassa chante une chanson de Fairuz
Give me the nay and sing - Donne-moi la flûte et chante
Sur un texte du poète libanais Khalil Gibran
une musique de Najib Hankash

Donne-moi la flûte et chante
Le chant secret de l’éternité(…)
Donne-moi la flûte et chante
Diapason des cœurs
Le son de la flûte restera
Quand tout aura disparu(…)
Donne-moi la flûte et chante
Oublie maux et remèdes
Car tout homme
N’est qu’ébauche d’aquarelle

Brigitte Maillard CopyrightCom

mardi 23 février 2010

Peinture Chinoise




Peinture Chinoise époque K'ang-Hi - 18ème siècle
Anonyme





Visage à découvert
Souffle du vent
Pensée du monde



Brigitte Maillard CopyrightCom




J'ai rencontré cette toile coup de coeur sur le site du Photographe Jean
chez qui je voyage très souvent tant ses photos parlent simplement d'absolu


dimanche 14 février 2010

beauté, Juan Jamon Jimenez




Je sais que mon oeuvre est pareille
à une peinture dans l'air;
que la bourrasque des temps
l'effacera toute,comme
si elle était parfum ou musique;
qu'il ne restera d'elle
- oui déchiré en mille non -
que le grand silence solaire,
l'ignorance de la lune


extrait de beauté- Juan Jamon Jimenez-
éditions José corti




dimanche 7 février 2010

L'Homme Troué



La première fois que j’ai entendu cette expression, je lisais
un ouvrage de MICHEL CAMUS, un auteur avec qui je me sens particulièrement en résonance.
Il citait alors Jean Carteret qui dans Lorsque l’homme sera né ,
parle du poète comme l’homme le plus troué du monde…
Figure, image, concept … Je ne sais, en tous les cas, cette expression est pour moi un véritable aimant.
J’y reviens toujours. Avec elle,
Je suis corps, je suis traversée, je suis écrite
je suis tout l’or du monde
jusqu’à devenir l’étincelle qui me guide
jusqu’à ce que naisse, un jour, " le corps neuf " - Antonin Artaud- " le corps glorieux " - Jean Carteret-
qui est aussi cette " troisième chose " dont parle Nietzsche qui n’est " ni esprit, ni corps " …

Mais cet " homme troué ", qu’est-il ? Est-il cet instrument à trous,
ce corps criblé de trous que l’on imagine à terre, mort ou mourant ou/et seulement
ce corps léger qui laisse passer l’air des courants d’air…

Je pense à ce poème de Kabîr extrait de Paradoxes tiré de Au cabaret de l’amour
Ram joue d’un instrument criblé de trous
Il danse sans pieds et sans mains
Sans mains, il joue ; sans oreilles, il entend
Il est lui- même l’oreille et l’auditeur

Dans son ouvrage L’Arbre de vie du vide, Michel Camus
explore avec force cette pensée :
Haine de la poésie
( Georges Bataille)
S’ouvrir et attendre que s’écrive
non pas un poème
mais ce qui traverse et dépasse
l’homme troué
qui n’est pas quelqu’un,
mais une goutte de lumière,
un grain de silence
un noyau fermé sur soi
de transpoésie inconnue :
quelque chose d’infiniment ouvert
seulement vers l’intérieur,
quelque chose d’abyssal à quoi
grâce à sa lumineuse ignorance
il se sent verticalement relié.

La préface de BASARAB NICOLESCU éclaire avec cette même force le sens du travail de MICHEL CAMUS -
« interface entre la poésie, la philosophie et la gnose »
Préface en ligne sur le net, à découvrir ICI

Je cherchais une illustration pour" l’homme troué" et c’est auprès de DALI que je l’ai trouvée
avec NEWTON SURRÉALISTE
Bronze -1977 - 1984 -



« La Nature et ses lois se cachaient dans la nuit.
Mais Dieu a dit « que Newton soit » et tout fut lumière. »
épitaphe Alexander Pope

CopyrightCom tous droits réservés Brigitte Maillard

mardi 2 février 2010

Les résonances du Hamon, SACHIKO NAGATA




Dans la revue ETHNOTEMPOS à laquelle je collabore
et que vous pouvez télécharger gratuitement ici
Sachiko Nagata , à découvrir en page 16 et 17 de ce numéro 45,
grâce à l'excellent article de Sylvie Hamon & Stéphane Fougères

"Le hamon et moi

Le hamon, objet d’art plastique mais aussi sonore,
objet qui, bien que métallique, évoque au toucher le monde végétal.
La beauté très simple de sa forme procure une sensation de calme.
De même que la cloche d‘un temple , chacun de ses sons évoque
un univers et pénètre le cœur des gens.
Aux résonnances du hamon de petite taille, j’associe une fée.
Aux resonnances du hamon de grande taille, j’associe la terre.
Ses sonorités se fondent avec le vent, la pluie, le cri d’un insecte.
Elles ne sont jamais en discordance avec les bruits de la nature.
Quand je joue du hamon, je fais corps avec lui et je pars pour un
voyage dans un univers peuplé d’impressions et de souvenirs lointains."
Paroles de Sachiko Nagata
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