La poésie nous parle de la vie autrement, comme le ferait un coucher de soleil. Elle nous ouvre au monde.Un monde sensible.
Et c'est toute la saveur du réel qu'elle nous fait respirer. C'est ça la poésie. Simplement. Ce n'est pas savant. C'est une ouverture au monde sensible.
"Une substance de vie". Quelque chose d'autre qui coule dans nos veines et qui est notre humanité.Ce quelque chose qui ne demande qu'à être vu pour se dévoiler.
"Une substance de vie". Quelque chose d'autre qui coule dans nos veines et qui est notre humanité.Ce quelque chose qui ne demande qu'à être vu pour se dévoiler.
Se dire en mots et en silence.
BM
dimanche 28 mars 2010
lundi 15 mars 2010
Bruxelles toute crue, Antoinette Rouvroy

Bruxelles toute crue
pour voir la photo en plus grand cliquez sur le nom de l'auteur
Dans le vent la mer la poussière
Aimons-nous à s'en déchirer la panse
Adorons ce festin d'étoiles sur la neige
Texte Brigitte Maillard-tous droits réservés
extrait - La simple évidence de la beauté
aux éditions Séguier- atlantica
extrait - La simple évidence de la beauté
aux éditions Séguier- atlantica
dimanche 14 mars 2010
Lucy Boureau, Join the dance

Sculpture Bronze Lucy Boureau - Join the dance
Danse
Ton pas est à côté
le soleil est dans ta main
Laisse venir la danse
Je danse
Je chante
Je me vis par l'univers
Je suis libre mère
libre
libre
Comme le soleil la lune et l'eau
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Join the dance,
Lucy Boureau
lundi 8 mars 2010
Le chant du désir, Journée de la Femme
le chant du désir
cette remontée d'étoiles
dorée par le soleil
C’est l’or caché au fond de notre chevelure qu’il nous faut aller chercher
Rêver qu’il se mette debout et claironne son avenir
Ravi qu’il arrive tout essoufflé à la place réservée par l’ami de toujours
Extrait de ton chant des mers, l’or ne doute de rien
Il avance terre de joie il sourit voit le monde et vous regarde
Qui est là ?
Le sorcier des mers, lui seul connaît l’ivresse le port et la bataille
Dans l’évangile de la nuit
l’homme vient se poser et cueillir ton âme
Du buisson il surgit et te donne l’être
Levé sous le pommier du désir
Fou d’ivresse il t’accompagne
Et le jour se lève
Avec son sexe il ouvre la nuit
Le jour s’en est allé
Il se déverse dans le chant d’amour
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le chant du désir
Je me souviens de l'Origine du Monde-Gustave Courbet
Je suis au Centre Pompidou à Paris, je monte un escalier et là je suis saisie, prise, un vertige…Face à une vérité à laquelle je n’échapperai pas, celle du désir…
Je vois sur la toile de Gustave Courbet " les cuisses ouvertes d’une femme allongée sur le dos dont rien du sexe n’est caché ", c’est L’ORIGINE DU MONDE
Tableau provoquant au destin étrange, qui n’est pas une œuvre pornographique mais une œuvre désirée par le peintre et réalisée de main de maître
C’est un choc, une émotion artistique profonde, rare et première.
Mon regard s’affole, j’aimerais regarder encore et en corps mais je n'ose.
Il y a du monde et pourtant chacun passe son chemin…juste un œil, à peine…Un gardien veille, collé à la toile. Je repartirai finalement en ayant fait un deuxième passage, sans arrêt, devant cette toile fulgurante de la beauté de l'excitation et du désir
Avec elle, je suis face à la Vie. Je viens de là …« Toute l’humanité sort de là » dira Benoîte Groult - Vertige de la femme, de la créatrice, de l’origine, du monde qui est moi aussi et dont je ne connais rien, de cette entrée dans la matière incertaine hésitante et violente, de ton corps qui épouse le mien, du monde qui épouse mon corps, de ma main dans la tienne que je ne reconnais pas...Ce mystère va-t-il m'enfanter?
Étrange cette toile qui semble encadrer le désir comme si elle bordait le vide abyssal devant lequel nous sommes et qu’ainsi nous pouvons aussi enfin aborder….
L’ORIGINE DU MONDE est exposée au Musée d'Orsay
Brigitte Maillard - Tous droits réservés
vendredi 5 mars 2010
Poésie verticale Roberto Juarroz
Repousser le scintillement de ce qu'on sait
comme l'enfant repousse son jouet au bord de la table
et le laisse tomber sans raison,
peut-être pour jouer avec sa place vide.
Roberto Juarroz extrait 89 de Poésie Verticale éditions Fayard
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lundi 1 mars 2010
Fileuse de Lune, Brigitte Broc
dans la simplicité sur cette phrase du poète Guillevic
" sera comblé celui pour qui l'espace ne sera pas dehors"
Nous sommes invités à plonger dans le corps de rêve
qu'est le poème. Au fil des mots, c'est ce langage du monde
vu de l'intérieur qui nous entraîne. La chanson est douce.
Nous la comprenons et il nous prend même un coup de féerie...
La lampe est allumée. La femme est assise, silencieuse.
Les mots sont éparpillés sur le sol. De la main gauche,
elle tire de son coeur de fines lettres qui allongent le fil fixé
à la lune. L'index droit imprime sur le papier un mouvement
qui fait tourner les lettres sur la page... et la lune descend.
Nous entrons dans le monde de la Fileuse de lune
Voici le poème Break the Waves que j'ai choisi
parmi tant d'autres sur le Blog de Brigitte Broc
brigitte maillard - tous droits réservés -
brigitte maillard - tous droits réservés -
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Break the Waves
Il est tôt maintenant,
la page n'a pas encore été écrite.
Les virgules, la marge
dansent dans l'air,
bourgeons incandescents.
Les mots, insalubres,
n'ont pas trouvé le souffle.
Y aura-t-il une parole,
une seule,
capable de trouer la paroi ?
Break the waves
Ce grand corps
que je sens, parfois,
se coucher contre moi,
est-il langage, souffrance
ou feuillage ?
Ses contours effacent
tout le reste,
ciel et chemin.
Break the waves
Ciel et chemin, confondus.
Je me tiens au début.
Saurai-je habiter le sang
qu'on m'a prêté,
faire miennes
cette chair qui s'étonne,
cette clarté qui me précède ?
Saurai-je tressaillir
et ne rien prendre ?
Break the waves
Je vivrai n'importe où,
dans mon corps,
dans un autre,
pourvu que je sois femme.
Le jardin, et les mots,
la pluie,
j'en accoucherai
chaque jour.
L'amour sera ma vérité.
Brigitte Broc - Tous droits réservés -
L'auteur est poète elle vit à Magagnosc dans le pays grassois.
Elle a publié de nombreuses ouvrages de poésie et des livres pour enfants.
Vous pouvez la retrouver sur son site Fileuse de lune ainsi que dans la revue Danger Poésie
Les Blancs Gilets : Il y a toujours un nuage à prendre par la main- Vers Toi- Chemins d'eau-
Saisons de Femme-Entre Ecorce et Ciel- Je sème des forêts dans le creux de tes reins-Voix d'écume
Editions Encres Vives : Le Jardin Andalou
Editions Les Presses du Midi : Vers de mirliton, tontaine, tonton
Editions Clapas : L'Enfant des marées
"Le dit de l'arbre" avec monotypes de Nathalie de Lauradour
"Présence minérale" avec gravures de Guy Pontier
"En attente d'aube" aux éditions Le Nouvel Athanor
"A tire-d'elle" avec calligraphies de Pierre Brabant, aux éditions Réciproques
CD "Mon désir est devenu jardin" avec musiques d'Emeline Chatelin, harpiste, tiré de notre récital "D'ailes à elles : le voyage"
"Présence minérale" avec gravures de Guy Pontier
"En attente d'aube" aux éditions Le Nouvel Athanor
"A tire-d'elle" avec calligraphies de Pierre Brabant, aux éditions Réciproques
CD "Mon désir est devenu jardin" avec musiques d'Emeline Chatelin, harpiste, tiré de notre récital "D'ailes à elles : le voyage"
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