La poésie nous parle de la vie autrement, comme le ferait un coucher de soleil. Elle nous ouvre au monde.Un monde sensible.
Et c'est toute la saveur du réel qu'elle nous fait respirer. C'est ça la poésie. Simplement. Ce n'est pas savant. C'est une ouverture au monde sensible.
"Une substance de vie". Quelque chose d'autre qui coule dans nos veines et qui est notre humanité.Ce quelque chose qui ne demande qu'à être vu pour se dévoiler.
Se dire en mots et en silence.
BM

vendredi 30 avril 2010

Mon Soleil, Sylvia Mota



Mon Soleil - encre - Sylvia Mota





dans le lointain l'homme marche
c'est juste le désir le désir le désir
qui se découvre en plein soleil
vertige de la nudité
coeur à l'ébloui








J'aime la trace passagère de cette encre-là tout imprégnée de l'être




Vous pouvez découvrir les oeuvres de l'artiste peintre Sylvia Mota sur son site www.sylviamota.com/


Brigitte Maillard tous droits réservés

jeudi 29 avril 2010

Fleurs dans l'air






Grand merci à vous tous
qui par votre venue sur ce blog
parfois anonyme et silencieuse
m'aidez à vivre en poésie ce monde-là
à donner sens et couleur à ce que je ressens
de cette vie en éveil
Entre les mots, les visages
surgit soudain cette essence
que l'on peut nommer
poème


mardi 27 avril 2010

Emmuré vivant


Emmuré vivant
Face à toi la mer et l’horizon
Derrière toi la mer et l’horizon
Regarde le vent du désir
C’est lui qui te soulève et t’emmène

Messieurs les emmurés
Les vivants dans la boîte
Libérons nos vies
Qu’elles aillent au diable

Regarde le ciel qui danse dans la boîte
Et le seul dieu qui désespère
Pris dans les chaînes de l’outrage
Il voit le monde comme un délire
La pièce qu’il joue ça le regarde
Et celle qu’il ne joue pas plus encore

Emmuré
Les doigts sur le mur
Les pieds sur le sol
Il regarde vivre l’espérance

Je nous vois tous prêts à bondir
À s’allumer même de travers
Je nous vois tous heureux de vivre
Sans colère, prêts à se délivrer
Je nous vois tous manger la mort
Et sans danger courir le monde
Je nous vois tous en plein désert
Prêts à douter de nos chagrins
Je nous vois tous passer le mur
Sans l’ombre d’un doute
Je nous vois tous
Revenir d’exil
En plein sommeil
Les chaînes ivres
Le cœur aimant

Nous sommes collés au mur
Comme des ordures
Et pourtant nous l’avons ce trésor
Que la vie nous tombe sur la tête
Et que l’histoire vienne nous libérer
Vivant

Brigitte Maillard tous droits réservés Sacem

samedi 17 avril 2010

Sur le rivage





mes pas sont allés dans les siens à la dérive de nos doutes
puis nous nous sommes inscrits sur le rivage
et la terre s’est dévêtue


Brigitte Maillard 
extrait de La simple évidence de la beauté
paru aux Editions Atlantica , juin 2011

vendredi 16 avril 2010

Une valse pour rien, Allain Leprest et Fantine







ALLAIN LEPREST . avec FANTINE Une valse



Tu valseras pour rien mon vieux,
La belle que tu serres dans tes yeux
Ce n'est pas de l'amour
C'est une envie d'amour,
Tu valses avec une ombre


Quelle approche vivante et frémissante de la beauté...


Cette interprétation- alliée à la profondeur du texte- d'Allain Leprest et de sa fille Fantine m'émeut toujours.
C'est sur la scène du Forum Léo Ferré en région parisienne et nous sommes en 2007...
Une valse pour rien, paroles ( ici ) d' Allain Leprest grand prix des poètes
de la sacem 2010.

Voilà ce que la chanson pourrait être quand elle échappe aux gesticulations comme à la virtuosité...
Seul demeure"quelque chose" qui se passe. Intimité, silence, nudité de la phrase,
frémissement de cette blessure
d'être au monde qui nous rend si sensible...


jeudi 15 avril 2010

Poésie verticale Roberto Juarroz






Parfois il paraît que nous sommes au centre de la fête,
mais au centre de la fête il n'y a personne,
au centre de la fête il y a le vide,
mais au centre du vide il y a une autre fête .


XII - 21 Poésie verticale Roberto Juarroz

Ici il n' y a pas


Ici il n’y a pas de sang qui coule le long de la rivière
J’ai le goût du vin sur ma bouche
Ici il n’y a pas
J’ai l’oiseau qui chante à mon oreille

Brigitte Maillard - Tous droits réservés

samedi 10 avril 2010

Bienvenue


Petits pas vers ce mystère qui se recouvre de tous les voiles
Si le cœur s’en est allé alors que la vie était là
On ne peut pas dire que ce soit un fait exprès
Mais plutôt une comédie
Une comédie qui sonne l’heure de la vie du temps
Du courage pour exister
Bienvenue sur cette terre
Magique à souhaits

Brigitte Maillard -Tous droits réservés
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