La poésie nous parle de la vie autrement, comme le ferait un coucher de soleil. Elle nous ouvre au monde.Un monde sensible.
Et c'est toute la saveur du réel qu'elle nous fait respirer. C'est ça la poésie. Simplement. Ce n'est pas savant. C'est une ouverture au monde sensible.
"Une substance de vie". Quelque chose d'autre qui coule dans nos veines et qui est notre humanité.Ce quelque chose qui ne demande qu'à être vu pour se dévoiler.
Se dire en mots et en silence.
BM

jeudi 24 juin 2010

Vivre d'âme




laisse la vie suis son cours
le temps se dépasse
il nage en plein coeur
au hasard de toi











Brigitte Maillard - Tous droits réservés
extrait de la chanson Vivre d'âme
et du livret La simple évidence de la beauté
éditions Seguier - Atlantica

samedi 19 juin 2010

Marché de la Poésie, Jabbar Yassin Hussin



Le journal marché des lettres n°10 édité par l'Association Circé
présente le Marché de la Poésie qui a lieu à Paris en ce moment
j'y découvre l' article de l'auteur et poète irakien Jabbar Yassin Hussin
qui introduit divinement notre rencontre avec la poésie,
nous ressource aux origines de la poésie arabe et chante "ce cri de mille voix"
de l'Irak où" le poème est devenu un exercice vital"
Les maisons de la poésie fleurissent à Bagdad...

Le journal est édité sur le site Poesie.Evous.fr
En voici les premiers mots


Irak, le poème bouclier

Moi, la poètesse Enheduanna,
Je suis la dame,
Je nage dans l’espace,
Je tiens l’univers.
Il y a quatre mille ans,
la poétesse irakienne a écrit ces
vers, et la poésie tient encore le
monde dans ses mains pour en
faire un lieu habitable. Enheduanna
était poétesse, fille du roi Sargon,
celui qui unifia la mésopotamie et
qui créa un empire dont les fron-
tières s’étalaient jusqu’aux confins
du monde ancien. la poésie d’Enhe-
duanna fut un événement marquant
dans l’histoire ; ce fut la première
poétesse reconnue et sa poésie écrite
portait, pour la première fois, une
signature irakienne. la poésie prit
alors sa place comme l’un des piliers
de la civilisation, synonyme de la
parole qui participe à la création du
monde. Depuis, le ciel et la terre d’irak
sont habités par la poésie, malgré les
guerres, la solitude et l’oubli
...
par Jabbar Yassin Hussin



TOUT UN PROGRAMME AU MARCHÉ DE LA POÉSIE
jusqu'à dimanche soir - à découvrir sur Poesie.Evous.fr

La 1re Session d'automne aura lieu à Paris, espace des blancs-manteaux du 19/21 novembre 2010

mardi 15 juin 2010

Je me retourne et je vois


123Soleil


Je me retourne et je vois
ma sœur qui bat le beurre au fond de la citrouille
je me retourne et je vois
mon frère qui s’amuse à se faire dorloter par les fées
la la la
je me retourne et je vois
l’enfance qui me fût donnée quand je naquis
comme un baiser sur la bouche

Je me retourne et je vois
ma mère trembler de tout son corps
à l’arrivée de mon enfance
le ciel se couvrir de paradoxes
l’amour se tenir en cachette

Je me retourne et je vois
le monde se dessiner
à la pointe du vent
les chants se bercer d’illusions
ô pauvre vagabond
ô désir
il y en a des pleurs à tout va
il est né le divin enfant
l’homme tragique à la volée des éclats

Au printemps qui se retourne pour me délivrer je vois
l’habit faire le moine se travestir de baisers
l’éclat du destin me couvrir d’aventures
la vie se jeter dans mon cœur et l’envahir de volupté
tandis que baigne sous nos yeux la pudeur de tes seins

Je me retourne et je vois
l’âme enfin libre d’aimer qui regarde
qui regarde le temps se placer sous le vent
toutes lumières allumées

Brigitte Maillard -tous droits réservés -Sacem

samedi 12 juin 2010

Au fil de soi













on n'est pas ce qu'on veut être
on naît au fil de soi


Ciel hier soir


Brigitte Maillard - tous droits réservés
extrait de la Simple évidence de la beauté - Editions Atlantica - Seguier

vendredi 11 juin 2010

Sur le fil



Le Cirque - Chaplin 1928



Si ton amour, avec ton adresse et sa ruse, sont assez grands pour découvrir les secrètes possibilités
du fil, si la précision de tes gestes est parfaite, il se précipitera à la rencontre de ton pied
( coiffé de cuir):ce n'est pas toi qui danseras, c'est le fil. Mais si c'est lui qui danse immobile,
et si c'est ton image qu'il fait bondir, toi, où donc seras-tu?


extrait - Le Funambule de Jean Genet - Poésie/ Gallimard



vendredi 4 juin 2010

Le temps se rêve

Anonyme

Epoque Yuan (1279-1368)
Encre sur papier - Musée Guimet












donne moi ton visage
que je l'embaume de ma douceur
le temps se rêve
il n'est pas de ce monde là


Brigitte Maillard tous droits réservés


mercredi 2 juin 2010

Dans le lointain



Shi tao - Fleurs de pêcher








j'entends la vie bruisser dans le lointain
à l'or

me glisser dans le monde
être le monde qui s'ouvre



Brigitte Maillard tous droits réservés
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