vendredi 8 avril 2011

Pien Chih-Lin, Traces insignifiantes, Poésie chinoise

Cercle enflammé
source 

Tu te tiens seule sur le pont
contemplant le paysage;
Tu es dans le paysage
Qu’admire un autre du balcon.
Un rayon de lune t’éclaire
auprès de ta fenêtre;
Ta figure illumine,
D’un autre, le rêve nocturne.

Pien Chih-Lin  

Poète chinois 
extrait de Traces Insignifiantes
1979

source: Entre source et nuage,
Albin Michel
François Cheng



4 commentaires:

  1. C' est une scène d' un élégant voyeurisme,on savoure le plaisir d' observer sans être vus.

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  2. Orfeenix
    j'y ai vu :)
    un joli mouvement
    ou l'un est de l'autre
    amitiés
    brigitte

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  3. Toujours chez Albin Michel ce petit recueil : La montagne vide
    Anthologie de la poésie chinoise du IIIem au XIem siècle

    Reflets de la lune en mille lacs
    Mille miroirs pour la même lune.
    Le corps absolu de tout éveil m'inonde
    Je suis le réel.

    Hiuan Kiue (665-713)

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  4. Quel éveil Caphadock ce poème! et pour vous,

    Le mont Cuivre

    J'aime le mont Cuivre
    c'est ma joie.
    Mille ans j'y resterais
    sans retour.
    Je danse à ma guise:
    ma manche flottante
    Frôle d'un seul coup,
    tous les pins des cimes

    Li Po ( 701-762)

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