samedi 17 décembre 2011

Luc Noël, Au frémir d'un jour

Luc Noël - tous droits réservés- Cliquez sur la photo pour l'agrandir
Au frémir d'un jour

Mon front appuyé sur
la vitre froide de la fenêtre,
je regarde.

Mes yeux vont et viennent, s'éperdurent;
accrochant tantôt le furtif
envol d'un oiseau en noir
contre-jour dans son mouvement.
Son cri parvient à mes oreilles.
Mon front est froid,
la condensation le perle,
pseudo sueur de quelque
grave malaise.
Tantôt, un nuage qui se forme
de lumière en l'aube;
ou encore, ... un caillou immobile
sur le chemin.
J'admire un long moment
la patience du caillou.

Mais mes yeux ne voient pas
tout cela.
C'est ton visage que je vois
dans le reflet de l'humidité de ce matin.
Ce matin, aussi longtemps que
je m'en souvienne prélude au jour
d'un lendemain.
Il n'y a pas de forme,
simplement une trace diffuse.
Trace de couleurs falotes et
incertaines. Ton sourire tremble.
C'est la lumière de ce matin
qui se lève.
Ma lumière.

Luc Noël, Décembre 2011
GALERIE

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