La poésie nous parle de la vie autrement, comme le ferait un coucher de soleil. Elle nous ouvre au monde.Un monde sensible.
Et c'est toute la saveur du réel qu'elle nous fait respirer. C'est ça la poésie. Simplement. Ce n'est pas savant. C'est une ouverture au monde sensible.
"Une substance de vie". Quelque chose d'autre qui coule dans nos veines et qui est notre humanité.Ce quelque chose qui ne demande qu'à être vu pour se dévoiler.
Se dire en mots et en silence.
BM

lundi 28 mars 2011

Le temps se lève

De tout je fais un endroit de mon coeur
De rien je fais ce pas vers le monde
Un pas solitaire
Pris sous la cendre
La poésie est à pied d'oeuvre sous les nuées
Elle garde l'espace en toute clarté
Un peu d'aurore boréale
À l'adresse du vent
Sur la main l'oiseau envolé
Sur la beauté regard permanent

Photos et textes B Maillard
Cliquez sur les photos pour les agrandir
Extrait de La simple évidence de la beauté
à paraître en juin 2011 éditions Seguier - Atlantica
http://www.brigittemaillard.net/

jeudi 24 mars 2011

La Transparence, Roberto Juarroz, Poésie Verticale, Vasil Qesari, Sensations

Sensations - Vasil Qesari - Simbad - 2011

Inaugurer la transparence,
voir à travers un corps, une idée,
un amour, la folie,
distinguer sans obstacle l'autre côté,
traverser de part en part
l'illusion tenace d'être quelque chose.
non seulement pénétrer du regard dans la roche
mais ressortir aussi par son envers.


Et plus encore:
Inaugurer la transparence
c'est abolir un côté et l'autre
et trouver enfin le centre.
Et c'est pouvoir suspendre la quête
parce qu'elle n'est plus nécessaire,
parce qu'une chose cesse d'être interférence
parce que l'au-delà et l'en-deçà se sont unis;


Inaugurer la transparence
c'est te découvrir à ta place


ROBERTO JUARROZ
Poésie Vertical
( IX, 37)
Points - Fayard


J'aime tant de choses dans cette photo de Vasil, l'absence d'abord, 
cette belle verticale donnée par le corps de la danse et la calligraphie de l'espace


LE SITE DE VASIL QESARI -  Journaliste - Reporter d'images
SIMBAD


Brigitte Maillard

samedi 19 mars 2011

Chant Navajo, à la forme intérieure de la terre



Étonnant!
C'est la forme intérieure de la terre
qui bouge avec moi,
qui se dresse avec moi,
qui se tient debout avec moi.
Maintenant c'est la forme intérieure
de la longévité,
et la forme intérieure du bonheur
qui bouge avec moi,
qui se dresse avec moi,
qui se tient debout avec moi,
qui reste immobile avec moi
YiYe! C'est vraiment étonnant!

Chant Navajo à la forme intérieure de la terre
extrait paroles de chamans - Albin Michel
textes recueillis par Henri Gougaud


mardi 15 mars 2011

Kobayashi Issa, Poème Japonais

Sendaï - source Les moutons enragés
Nous marchons en ce monde 
sur le toit de l'enfer 
en regardant les fleurs
Kobayashi Issa 1763-1827

lundi 14 mars 2011

Jean Louis Bergère, Chanson Française, Genèse du nouvel album

Photo Yannick Lecoq

Après l’album « Au lit d’herbes rouges » présenté aussi cet été 2010
sur Aligre fm 93.1 – une émission «  monde en poésie » que vous pouvez découvrir ici –

Jean Louis Bergère prépare son nouvel opus. 
C’est sur la scène du Théâtre de l’hôtel de ville ( THV) de St Barthelemy d’Anjou,
le 21 janvier, qu’a eu lieu son concert de présentation. 
Aujourd’hui, Jean Louis Bergère entre en studio pour enregistrer ce nouvel album
entre apparition, disparition, vie, mort…
Des textes faits de la matière de l’obscur, des mots qui cherchent l’ombre pour nous mettre en lumière. Chanteur, « chantauteur », poète, bien loin du divertissement, il prend le temps de déployer sa pensée,
de nous accompagner là où nous sommes inconnus, là où il y a des doutes. Parfois le sens s’échappe,
tout est à l’envers, c’est le chemin de la mémoire, la nuit du jour, le fil invisible du destin qui traverse. Mais l’intensité est là, vibrante.


Brigitte Maillard
article précédent Monde en poésie -Jean louis Bergère - Aligre fm 93.1

dimanche 13 mars 2011

Saigyô, Poète Japonais


 Soufflée par le vent
 la fumée du mont Fuji 
 disparaît au loin 
 qui connaît le destin 
 de ma pensée, errant à sa suite?  




Saigyô, 1118-1190 poète japonais 
extrait d'Un monde se lève - Antoine Marcel -
éditions Accarias L'Originel

mercredi 9 mars 2011

Lysiane Rakotoson, Une neige et des baisers exacts, poésie




J’ai entre les mains un livre fraîchement sorti tout de rosée vêtue.
Le matin a  remué d'un coup sa volière de
silence et de lumière(...)

Ta bouche tel un coquelicot flotte dans les
lueurs du matin – l’enfance n’est plus qu’un
petit fanion

qui tremble au coin des murs…




Lysiane Rakotoson à 23 ans est lauréate du Prix de Poésie de la Vocation 
de la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet.
Une neige et des baisers exacts est son premier recueil édité par Cheyne

Sois une coureuse de lumière. Eprouve
ta chanson jusqu’au fond du ventre…

Lectrice je rêve
la Terre promise
De l’écorce au rocher…
Je sens
Nos ventres pris dans les mailles de la vallée,
La chaude haleine de l’herbe,
Conque d’hiver dans l’été…
Je vois
Matin bleu noué
au secret de sa couleur
hersé par le vent jusqu’au réveil
- cette patine rose qui s’active à heure fixe

Mon corps se glisse dans celui du poème.
Là est le feu de joie de la langue de l’auteur. 
Il y a ce qui est dit et ce qui se découvre, cette poignée de lumière dans tes yeux(…)

Brève suspens
Où nous ne sentons plus
Ce que nous pesons de terre…

Sensuel et vivant, telle est la grâce de ce recueil, poème de chair,
lieu d’échanges d’images entre la femme et le paysage.
Un frémissement de l'être.

Le froid dessine
chaque nerf
chaque veine
dessille les yeux
épaissit encore un peu le pourpre
des lèvres :
lucidité de la peau.

Les organes pelotonnés dans le ventre,
tout à coup vifs dans le vent –
J’ai les mains retroussées contre l’aine, le sang
Surchargé de marches sans ciels – la gorge
hérissé d’un mot d’amour


le site de Lysiane Rakotoson - Le Diffuseur Poétique


Brigitte Maillard
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samedi 5 mars 2011

D' Infinis paysages, François Cheng, Printemps des poètes



D'infinis paysages


Oui, voici la colline et la vallée,
Voici le lac et le reflet des nuages.
La lumière les dévoile aube et soir ;
Et le printemps revient à tire-d’aile !
Terre habitable, humain séjour provisoire :
Il n’est vrai paysage que de nos mémoires…
Ô pays ! ô âge ! Transplantés ici,
Nos désirs et paroles nous unissent
A tous les lointains, au grand iambe
Du prime matin du monde. Ecoutons donc
Le chant des âmes errantes, de leurs élans
Inachevés, chant fondu dans les sources
Et la brise, chant nôtre ! L’infini n’est autre
Que nos énigmatiques échanges, sans cesse
Renouvelés, avec l’immémoriale promesse.

Nos lieux, nos instants, à jamais uniques. 



Le Printemps des poètes présente sur son site le programme de ce 
13ème Printemps, une manifestation très riche qui se déroule 
dans toute la France


Parmi les poèmes inédits d'auteurs contemporains sur le thème 
"Infinis Paysages"que l'on retrouve sur le site du  Printemps des Poètes
J'y découvre D'infinis Paysages de François Cheng


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