vendredi 24 juin 2011

Stephane Hessel, Dijon, juin 2011



Lire aussi Blog Médiapart, Quand les intellectuels français refont le monde!

Vous pouvez aussi écouter en podcast ici
notre rencontre avec
Stephane Hessel en poésie
Une émission Aligre Fm - Monde en poésie, janvier 2011


jeudi 9 juin 2011

Klavdij Sluban, Photographe



Existant ou inexistant ce paysage comme une nuit ajourée,
graffé comme un papillon ? Nos regards s’échangent.
Pris sur le vif : le mouvement qui traverse la rue au prix de quelle certitude ?
Quelque chose qui ne peut être appréhendé par ici… juste perçu. 
C’est l’élan peut-être… mieux, l'impulsion première

J’aime contempler cette photographie de Klavdij Suban ( comme toutes celles
que j'ai découvertes depuis) que j'ai rencontrée cette semaine 
sur le site découverte Au gré des jours, d’Arlettart. 
 
Merci Arlette pour tous ces échanges.




Présentation de sa récente exposition en mai 2011, Hôtel des arts de Toulon,
et sur le site Au gré des jours
Le site de Klavdij Sluban

Un aspect important de son travail depuis 1995, workshops itinérants dans différents pays avec les détenus adolescents. Profond et Passionnant .





Brigitte Maillard

Klavdij Sluban, Photographe

mercredi 8 juin 2011

Adonis, Prix Goethe 2011


Je sais, l'invisible est cette rose,
l'invisible est cette femme,
et le visage est l'envers du ciel

je sais, nuage par nuage
mes ciels remontent des paradis terrestres,
bienvenue alors à l'histoire

et à ses atomes de poussière,
l'éphémère, comment peut-il désespérer
alors que le vent est son chemin

 extrait Adonis Mémoire du vent Poèmes 1957-1990 
Poésie/Gallimard 

Je parle? mais de quoi ?
quel silence coud sur moi son suaire,
quel chemin où marcher?
je te le demande mouette dérivant
dans le bleu de la mer...
qui prétend que je te questionnais
qui a dit que je rêvais les vagues
et parlais à une mouette?
je n'y suis pour rien
je n'ai pas bougé
je n'ai soufflé mot...

extrait de Désert, les cahiers de Royaumont, 1988

Nous effaçons notre histoire/ nous la découvrons
nous retirons le filet de ses heures plein de paroles
comme si c'étaient les têtes de nos aïeux
alors qu'il y a là un espace
qui sermonne un nuage contre le vent
une neige contre la pluie.
or c'est le moment de nous dépiauter de nos nuages
d'effacer notre histoire/ de la découvrir
Entre elle
et nous
règne le feu

extrait de Singuliers  - Collection Poésie/ Gallimard, 2002

Adonis, poète originaire de Syrie vivant en France depuis 1980 est ardent défenseur 
d’une pensée libérée du poids de la tradition religieuse.
Il vient de recevoir le prix Goethe 2011
Adonis est ainsi considéré comme le poète arabe le plus important de sa génération.
"Adonis, en véritable passeur transculturel a créé une oeuvre à la confluence 
des poètes mystiques arabes, chantres de l'amour absolu, et d'une écriture du désir, 
de l'éveil, aux résonances profondément contemporaine" 
Michel Camus extrait, Adonis le Visionnaire - éditions du Rocher - 2000


mardi 7 juin 2011

Zilda, Street Art


"Žilda détruit ses toiles en 2006. Il choisit de perturber le rapport officiel 
entre l'art et la vie en s'exprimant à même les murs. »
PhaëthonAcrylic & posca on paper - PARIS




Zilda fait irruption. Il ré-ouvre l’imaginaire, arrête instantanément le coeur …
Installée dans la rue après un travail en atelier, la peinture se trouve un nouvel espace




Atra Bilis [in situ] - TOULOUSE
Site de Zilda, un vrai beau voyage, bizarre..." le beau est toujours bizarre "
  Zilda invité du Festival Etonnants Voyageurs 2011


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vendredi 3 juin 2011

Sont les fleuves, Jorge Luis Borges, Jacques Ancet

Photo Brigitte Maillard - 2011 - Cliquez sur
la photo pour l'agrandir - tous droits réservés


Nous sommes temps. Nous sommes la fameuse
parabole d'Héraclite l'Obscur,
nous sommes l'eau, non pas le diamant pur,
l'eau qui se perd et non pas l'eau dormeuse.
Nous sommes fleuve et nous sommes les yeux
du grec qui vient dans le fleuve se voir.
Son reflet change en ce changeant miroir,
dans le cristal changeant comme le feu.
Nous sommes le vain fleuve tout tracé,
droit vers sa mer. L'ombre l'a enlacé.
Tout nous dit adieu et tout s'enfuit.
La mémoire ne trace aucun sillon.
Et cependant quelque chose tient bon.
Et cependant quelque chose gémit.




         Jorge Luis Borges
LA PROXIMITÉ DE LA MER
une anthologie de 99 poèmes
édité, préfacé et traduit de l'espagnol ( Argentine)
par Jacques Ancet
Gallimard


Lumière des jours, le blog de Jacques Ancet




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