La poésie nous parle de la vie autrement, comme le ferait un coucher de soleil. Elle nous ouvre au monde.Un monde sensible.
Et c'est toute la saveur du réel qu'elle nous fait respirer. C'est ça la poésie. Simplement. Ce n'est pas savant. C'est une ouverture au monde sensible.
"Une substance de vie". Quelque chose d'autre qui coule dans nos veines et qui est notre humanité.Ce quelque chose qui ne demande qu'à être vu pour se dévoiler.
Se dire en mots et en silence.
BM

mardi 20 septembre 2011

Ivresses ( le sacre de Khayyam) - Alireza Ghorbani & Dorsaf Hamdani - Mast O Kharab


"L'immense poète persan Omar Khayyam a conquis le monde entier en déclinant
magistralement la métaphore poétique de l'Ivresse.
Revisités récemment par les voix extraordinaires de l'iranien Ali Reza Ghorbani 

et de la chanteuse tunisienne Dorsaf Hamdani, ces poèmes universels enflamment
irrésistiblement notre imaginaire dans une fusion étonnante entre le chant Arabe et Persan.
Accompagnés de musiciens d'une grande finesse et d'une virtuosité rare,

Dorsaf et Alireza proposent une lecture singulière et raffinée de cette poésie avec
une exigence vocale et musicale rare, et des compositions originales d'une étonnante 
actualité, inspirées des musiques et poésies traditionnelles de l'Orient perse et arabe.
Créé dans le cadre du Festival d'île de France par Accords Croisés.
Avec le soutien de l'Espal, scène conventionnée du Mans.
Distribution
Ali Reza Ghorbani Chant classique persan
Dorsaf Hamdani Chant classique arabe
Ali Ghamsary Composition, Tar, Divan
Sohrab Pournazeri Kamanche, Tanbur
Hussein Zahawy Daf Darbouka, Dayera
Keyvan Chemirani Zarb Udu, Bendir
Sofiane Negra Oud" 
extrait présentation Vidéo sur You tube


"La brise du printemps rafraîchit le visage des roses. 
Dans l’ombre bleue du jardin,
elle caresse aussi  le visage de ma bien aimée. 
Malgré le bonheur que nous avons eu, j’oublie notre passé. 
La douceur d’Aujourd’hui est si impérieuse !" 
.******
"Cette buée autour de cette rose, est-ce une volute de son parfum 
ou le fragile rempart que la brume lui a laissé ?
Ta chevelure sur ton visage, est-ce encore de la nuit que ton regard va dissiper ?
Réveille-toi, bien-aimée !
Le soleil dore nos coupes. Buvons !"


extrait Rubaiyat, Omar Kayyam 1048 - 1131, traduction Franz Toussaint 1924
pour suivre la traduction en français de Franz Toussaint des Rubaiyat ( Quatrains) suivre ce lien



dimanche 18 septembre 2011

Bernard Moitessier, La longue route, Écrivain voyageur


                         "Car le rêve est allé jusqu’au bout du rêve...ensuite il a dépassé le rêve"

"Et quand je monte sur le pont à l’aube, il m’arrive de hurler ma joie de vivre en regardant le ciel blanchir sur les longues traînées d’écume de cette mer colossale de force et de beauté, qui parfois cherche à tuer. Je vis, de tout mon être. Ce qui s’appelle vivre et peut-être faut-il aller plus loin encore en regardant la mer.
  On peut la regarder pendant des heures et des jours et des semaines et des mois. Et des années peut-être. Et on peut voyager très vite et très loin avec elle et dans elle. Il suffit pour cela de poser le regard sur une vague. Une vague pas trop petite et pas trop grosse, juste la taille qu’il faut. Alors elle nous emmène à sa plage et on revient sur le bateau quand on en a envie. On peut choisir en disant à la vague d’aller sur du sable blanc ou sur du sable noir. Ou bien sur du corail de la couleur qu’on veut, ou sur des rochers lisses avec des algues vertes, comme on veut. Tout ce qu’on veut.
  On peut rester sur le dessus ou le dedans de la vague et même complètement à l’intérieur d’elle et faire avec elle alors dix fois le tour du monde rien qu’à regarder les nuages et le soleil et la lune et les étoiles par dessus les nuages, avec la vague et dans la vague, sans rien faire d’autre que regarder et sentir, Mais on peut aussi prendre un rayon de lune à l’instant où il ricoche dans la mer et se faire déposer par lui sur la terre et courir la campagne et respirer les arbres et les choses de la terre et revenir à bord pour regarder la mer, juste la regarder et penser avec elle en respirant encore l’odeur de la terre et des choses du ciel.
  Et tout cela est facile, il suffit de regarder la mer, de bien choisir la vague, juste de la taille qu’il faut et de prendre le temps de voir dans la mer."

Bernard Moitessier, extrait de la longue route, collection J'ai lu


C’est la première course en solitaire et sans escale. À l’été 68, neuf navigateurs s'élancent autour du monde sur des petits voiliers équipés d'un simple sextant et d'un poste radio que Bernard Moitessier refusera. Jamais un tel défi n'avait été relevé. Une course folle qui restera la plus grande aventure maritime de tous les temps. Six mois ont passé quand Moitessier passe le cap Horn. Le 18 mars, alors qu'il  vient de boucler le tour du globe, Il annonce sa décision d'abandonner la course pour " sauver son âme " et poursuivre sa " longue route ".
Plus rien ne sera plus jamais comme avant. Moitessier change de cap, il sera différent pour toujours.



samedi 17 septembre 2011

100 Thousand Poets for change, World Poetry Movement

Je vous parlais ici du mouvement mondial de poésie, né au cours
du 21ème Festival international de Poésie de Medellin, Colombie
Monde en poésie 09/11
L'une des actions entreprise auquel chaque pays peut participer est cette
journée du 24 septembre, 100 Thousand Poets for Change.
Retrouvez sur ce site bigbridge.org toutes informations concernant
cette manifestation dans le monde entier. En France, les poètes organisent
des lectures dans différentes villes dont, Paris, Lyon, Nîmes, Roubaix,
l'île de la réunion etc...
"Join other poets around the USA and across the planet, on September 24th,
in a demonstration/celebration of poetry to promote serious social, environmental, 
and political change." Tel est l'objectif de cet évènement.
Pour aller plus loin, mieux saisir les enjeux et voir quelles sont les modalités
pour y participer, cliquez  ici


Brigitte Maillard



mercredi 14 septembre 2011

Thibault Germain, Peinture dessin, La barque dans l'éther

Bleu Outremer, terre du fleuve, papier 27,9 x 21 cm
Avril 2011 – La barque dans l’éther  
L’onde court dans ma main
Chatoie au cœur de la fibre
Se soumet-elle au vent qui passe ?
Elle est
Phénomène du chant des voiles
Arrivée du point en secret
Elle est
Regard vers l’ordinaire
Lumière des yeux dans la tempête

Brigitte Maillard, extrait de la Simple évidence de la beauté,
éditions Atlantica, juin 2011 

Retrouvez Thibault Germain sur son site, Peinture dessin
ainsi que l'émission que nous avons réalisée avec lui,
sur Aligre fm 93.1 en Juillet 2010 -
Pour écouter l'émission 
 

jeudi 8 septembre 2011

Derrière le dos de Dieu, Lorand Gaspar



Lorand Gaspar
Esprits Nomades
"La pudeur de la peau dans les herbes
clignotements de mots dedans et dehors
de mots qui sont nerfs, qui sont chair criée
désir sans bornes de creuser encore,
de traverser à nouveau déserts et ciels
pour une eau de présence, une source
plus claire en nous pour aimer_

la peur, la joie d'aller à découvert-"



***
" Présent à la vie multiple de mon corps
sensations, mouvements, muscles et pensées
bruits, langages, musiques et douleur
toucher la brise, un rayon de lumière
je nourris le regard du cerveau pour lequel
jamais, jamais rien n'est habituel
vision d'emblée engouffrée dans l'ouvert "


***
" Déshabiller les mots
dans une lumière
qui se démontre elle-même et la nuit
me déshabiller d'arguments
habillage et babillage,
vêtements inutiles
( mais j'ai besoin du silence
qu'ils font pour entendre ma pensée-)
j'apprends à n'être
qu'un peu d'air qui passe
dans une forêt de couteaux


déshabiller les mots
la nudité du
je veux ceci je ne veux pas cela
les arguments sont des vêtements inutiles
habillage et babillage "


LORAND GASPAR


Extraits de DERRIERE LE DOS DE DIEU, Gallimard, 2010


Pour aller plus loin, Esprits Nomades, Lorand Gaspar,
l'homme au visage de mots, le poète solidaire
Remue.net, un entretien avec Roland Margantin
Poezibao, anthologie permanente
La vie Littéraire, Lorand Gaspar, Derrière le dos de Dieu
par Matthieu Gostzola

mardi 6 septembre 2011

Poésie, Brigitte Maillard, Traduction, Vasil Qesari


Un grand merci  à Vasil Qesari pour sa traduction en albanais de certains de mes poèmes
extraits du recueil La simple évidence de la beauté, Atlantica 2011





Plonger dans la nuit noire
Enveloppée de désir
Au loin un ciel en feu
Au cœur un chant d’étoiles
Plonger dans la nuit noire
Y laisser tout son corps
Et surgir des limites
Inondée de lumière

Brigitte Maillard
(La simple évidence de la beauté)
Edition Atlantica - Biarritz 2011

***
(traduit du français en albanais par Vasil Qesari)

Të zhytem natën e zezë
Pështjellë me deshirë
Diku larg në qiellin zjarr
Në zemër kengë yjesh
Zhytur në erresirën natë
Të le aty krejt trupin tim
Të harroj çdo cak e limit
Kredhur në dritë e harrim

Brizhit Majar
(Shfaqja e thjeshtë e së bukurës)
Botimet Atlantica - Biaric 2011


Vasil Qesari est Journaliste - Reporter d'images & passionné de poésie en témoigne 
Son site Simbad

dimanche 4 septembre 2011

Mouvement Mondial de poésie



C'est au cours du 21ème Festival international de Poésie de Medellin, Colombie
que vient de naître Ce Mouvement Mondial de Poésie, véritable évènement.
Sur le site du Festival Internacional de Poesía en Medellín on peut en découvrir
la genèse. 

"A la 21eme édition du Festival Medellin de Poésie, des directeurs de 37 festivals de poésie venus de partout dans le monde ont tenu une rencontre de 5 jours sur le statut de la poésie et des festivals de poésie dans le monde en analysant et discutant des préoccupations humaines concernant les difficultés et réalisations comme faisant partie des organisations locales promouvant la poésie dans nos villes et pays. La première session a discute de la relation entre poésie , paix, reconstruction de l’esprit humain , nature de réconciliation et redressement, unité et diversité culturelle des peuples, misère matérielle et justice poétique. Il a été aussi question des actions à entreprendre en faveur de la globalisation de la Poésie. Les participants ont décidé de mettre en place un Mouvement Mondial de la Poésie dont le but principal serait d’accroitre la coopération entre les festivals de Poésie, renforçant ainsi une voie collective. Pour plus d’information concernant ce nouveau mouvement mondial de Poésie, veuillez écrire à worldpoetrymovement@gmail.com"
Traduction d'un texte extrait du site Festival Internacional de Poesía en Medellín et présenté par Coalition pour la diversité culturelle
Céline Hémon, Directrice de la communication et responsable des relations internationales du Printemps des Poètes, est l'un des membres de ce groupe de réflexion auquel participent différentes nationalités.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...