vendredi 10 février 2012

Eros Emerveillé, Zéno Bianu, Anthologie de la poésie érotique française


« Du vertige libertin qui envahit la poésie française aux XVIe siècle jusqu’aux blasons amoureux des surréalistes, de l’érotisme le plus feutré à la pornographie la plus exacerbée, on trouvera ici, en trois cent cinquante poèmes, une anthologie de la volupté sous toutes ses facettes. Un florilège du chavirement, explorant le territoire amoureux dans sa dimension toujours renouvelée. De Ronsard à Rimbaud, de Verlaine à Genet, de Louise Labé à Joyce Mansour, de Sade à Bataille, de Jouve à Calaferte, de Pierre Louÿs à Franck Venaille, de Michel Leiris à Bernard Noël, quelque deux cents poètes, dont un grand nombre de modernes et de contemporains, disent ici l’incroyable besoin d’impudeur qui parfois les saisit. Ils disent les jeux de la langue et du sexe, avec toutes leurs saveurs, du sucré au salé, de l’implicite à l’explicite. Cette anthologie, qui rassemble ce que la poésie française a produit de plus érotique en cinq siècles, entraîne le lecteur à célébrer Eros en tous ses fastes, lumineux, sombres ou hilarants – Eros émerveillé. » Extrait préface de Zéno Bianu
Il y sera question de culs, « cul vaillant et rempli de prouesse » Eustorg de Beaulieu, « du mot et de la chose » Gabriel-Charles de Lattaignant, du désir, de ce monde-là où «  tout fait l’amour » Germain Nouveau, où "champ de jouissance et jardin d’extase" Marie Nizet, viennent nous caresser à l’heure d’une «goutte d’homme/ un rien de femme/ achèvent la beauté du bouquet d’os/ c’est l’heure de l’aubade/ dans la fourrure du feu «  Jean Arp
Si votre pulsion de vie est endormie, là est le réveil prédit. Zeno Bianu  dans son édition, a choisi 200 poètes pour nous conter en langue crue, jolie et profonde… émois, fantasmes et vérités…tout cela est bien vivant qui fait de nous des êtres enlacés et lumineux, aimants de la fusion, de leurs corps étonnés. « Une longue vibration amoureuse » -Zéno Bianu - parcourt cette belle anthologie
« Tu me demandes
de penser ton corps
avec mes mains
tu as raison
le toucher est la vraie pensée
de l’homme »
LuisMizon, extrait page 533, Eros émerveillé, Poésie/Gallimard

« Arbre de chair
savant de volupté
il s’étire
vers la cime
et l’abîme
Coupe l’infini
en deux « 
AbdeellatifLaâbi, extrait page 527, Eros émerveillé, Poésie/Gallimard
«  soif, j’ai soif de tes odeurs, de ta sueur.
ton eau dieuse en gémissements retourne
mon visage dans l’oreiller.je t’étreins.
rite brutal, tu me cherches peau.
des deux bras repliés, ma pulpe titube,
délicat sous la courbe de tes reins.
sucer ton bruit en fond de gorge longue »
AnnelyseSimao, extrait page 579, Eros émerveillé, Poésie/Gallimard

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