samedi 7 avril 2012

L'opération d'amour, Juan Gelman

capture écran, Actualidad Literatura


En ce temps où la mort cède le pas à la vie, où la vie renaît de la mort
En ces temps de Passion, de mort et de résurrection,

j'ai choisi un poème de JUAN GELMAN extrait de son recueil L'opération d'amour
paru chez Gallimard, présenté et traduit de l'espagnol ( Argentine) par Jacques Ancet
postface de Julio Cortazar


citation XXXIV ( sainte thérèse)

une autre région / et si différente /
s'est levée de la douleur / lumière autre
que celle d'ici que nous vivons / comme
peuples avec leurs bras ouverts au bonheur

qui un jour les inondera : comme une
fabrication de toi / qui sortirait
par dessus elle-même / hors d'elle-même /
très / si peu attachée à ses travaux

ces souffrances de toi / par où tu passes
comme immensités / comme flamboiements /
comme chevaux tout ivres de chemin /
et des oreillers blancs pour le soleil



"Chez cet homme dont on a décimé la famille, qui a vu mourir ou disparaitre
 ses amis les plus chers, nul n'a pu tuer la volonté de dépasser
 cette somme d'horreurs (...)
(...) La force la plus extrème de la parole de Juan, c'est d'avoir laissé derrière elle
la surface de la douleur et de la colère pour plonger dans ses racines, dans cette
zone vitale et mentale d'où la réflexion et l'action peuvent renaître
avec une efficacité qui leur a si souvent manqué dans le bruit et dans la fureur (...)"

Julio Cortazar, extrait de la Postface

 
Lire aussi " Juan Gelman, jacques Ancet et la traduction "
sur le site Poezibao
le blog de Jacques Ancet



L'opération d'amour, Juan Gelman



bm

5 commentaires:

  1. Merci pour ce magnifique poème parfait en cette periode de Pâques,ou de la souffrance doit renaitre la lumière.
    Dommage que la traduction me paraisse douteuse....
    Bisous

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  2. Bonjour Fabienne, j'ai rajouté en lien sur ce message, cet article - très intéressant - " Juan Gelman, Jacques Ancet et la traduction" de Florence Trocmé / Poezibao qui explique bien les problèmes de traduction posés par l'écriture de Juan Gelman.

    Pour ma part le résultat est là;je suis très touchée par ce langage singulier, son rythme, la façon dont il est "dé-phrasé". la traduction n'échappe pas à la force déchirante de l'expression de Juan Gelman.

    "(...)Les barres scandent les poèmes pendant plus de vingt ans de la production de Gelman, elles ont une valeur « rythmico-affective », l’écriture est un flux et non pas un discours, pas de majuscules, pas de points, un effet plutôt de tourniquets tournant dans les deux sens(...) "extrait de l'article cité

    De très belles fêtes à toi Fabienne

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    1. Merci Brigitte.J'ai lu l'article.En effet,traduction très particulière.....
      Le rythme du tango:je comprends mieux.

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    2. ...et recueil vraiment très singulier
      merci pour ce partage Fabienne
      à très bientôt

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  3. J'ai moi aussi traduit un poème de cet immense écrivain argentin : http://poesie-et-racbouni.over-blog.com/article-juan-gelman-priere-d-un-desoeuvre-104801448.html

    bien à vous !!

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