mardi 25 juin 2013

Dimitri Hubert Photography, Chez Max à Quimper

© Dimitri Hubert

Le regard toujours interroge. Il est essentiel et poursuit le monde en vérité.
 " c'est par mon regard que je te vois et que tu me vois " Ibn Arabi.
Regards qui s'offrent, l'un à l'autre.
 Que s'est-il passé à cet instant entre Dimitri Hubert  et cet homme,
 croisé dans les ruelles de Mastuj.Un petit village au nord ouest du Pakistan, 
dans la chaîne montagneuse de l'Hindu Kush ?
Dimitri Hubert est un photographe voyageur qui parcourt le monde en solitaire.
Après deux ans de route, des milliers de kms, le voilà de retour, riche de la profondeur
de son voyage. Il sera demain dés 18h Chez Max à Quimper où il expose depuis quelques semaines
ses photos, pour raconter sa longue traversée et nous livrer les secrets de ses rencontres.




Le Vrai toujours
Est ce qui naît
          d'entre nous
Et qui sans nous
           ne serait pas

Né d'entre nous
Selon le souffle
           du pur échange
Le Vrai toujours
Est ce qui tremble
Entre frayeur et appel

Entre regard et silence

François Cheng, Le livre du vide médian, page 17, Albin Michel


François Cheng que je citais aussi dans le billet précédent est écrivain poète et calligraphe, membre de l'Académie Française.Ce poème est extrait du recueil, Le livre du Vide médian, Albin Michel
 - Le vide médian est selon le Tao,ce troisième souffle qui élève le yin et yang vers une transformation créatrice.Cet espace vivifiant créé par le souffle nous ouvre la voie du dépassement -


J'aime ce visage que j'ai eu envie de mettre ici en lien avec ce poème de François Cheng qui sait si admirablement dire dans Le livre du Vide Médian comme dans ses remarquables Cinq méditations sur la beauté, cet entre les êtres, ce qui surgit là. Toujours unique. D'un visage à l'autre.


Puisque le Regard est
                plus que les yeux
Et la parole
               plus que les lèvres
Plus que le coeur
                le battement sans fin (...)

François Cheng, Le livre du vide médian, page 197, Albin Michel


Infos:
Article Quimper en ligne

Clic sur la photo pour agrandir

Brigitte Maillard

Dimitri Hubert Photography, Chez Max à Quimper François Cheng

2 commentaires:

  1. Les premiers photographes étaient encouragés par les poètes, on ne peut que les associer! Je ne me souviens plus de son nom, mais j' ai vu une expo sur une femme photographe qui emmenait des habitants de pays pauvres ( enfant , vieillard..)à la mer ou à la neige et qui prenait leur regard émerveillé de ce qu' il découvrait, j' aimerais retrouver ces photos, votre billet me l' a remis en mémoire.

    RépondreSupprimer
  2. Oui c'est vrai. Bonsoir Orfeenix, si vous retrouvez ce lien, vous me dites.

    Dimitri Hubert a vraiment saisi la lumière intérieure.

    RépondreSupprimer