samedi 30 novembre 2013

Le rêve du papillon,Tchouang-tseu, Lu Chih

Zhuangzi Dreaming of a Butterfly, Ming dynasty, mid-16th century Ink on silk Lu Chih, 29.4 x 51.4 cm



« Zhuangzi rêva une fois qu'il était un papillon, un papillon qui voletait et voltigeait alentour, heureux de lui-même et faisant ce qui lui plaisait. Il ne savait pas qu'il était Zhuangzi. Soudain, il se réveilla, et il se tenait là, un Zhuangzi indiscutable et massif. Mais il ne savait pas s'il était Zhuangzi qui avait rêvé qu'il était un papillon, ou un papillon qui rêvait qu'il était Zhuangzi. Entre Zhuangzi et un papillon, il doit bien exister une différence ! C'est ce qu'on appelle la Transformation des choses. »
Tchouang-tseu, Zhuangzi, chapitre II, « Discours sur l'identité des choses »


Le rêve du papillon,Tchouang-tseu, Lu Chih

samedi 9 novembre 2013

Poésie au Monde


Brigitte Maillard Photography
Brigitte Maillard 

Amis visiteurs

  
Défendre le monde sensible est un acte de résistance

La poésie plus fondamentale qu'une forme littéraire
La poésie comme élément vital "Une substance de vie[ Edgar Morin ].
Quelque chose d'autre coule dans nos veines,
quelque chose qui ne demande qu'à être vu pour se dévoiler.
Se dire en mots et en silence.

Poète interprète, J'ai ouvert ce blog fin 2009 par cette pensée 
" et si le coeur des hommes faisait battre l'univers..."
comme une invitation à une vision du coeur et de l'espace uni. 

Depuis vous avez été nombreux à le visiter et vos commentaires ajoutent
à ce blog un  vrai carnet de voyage. Merci.

J'ai longuement hésité ces derniers temps à changer la forme de ce travail-là.
Mais cette aventure numérique, si personnelle, me fait penser aujourd'hui que
la notion même de livre, d' "oeuvre" est en train de bouger. 

Ce blog, je le vis aujourd'hui comme un écrit, inséparable de l'évolution
de mon travail . Trace d'un parcours, d'une pensée en mouvement.
Face à vous et face à moi. Lieu d'échanges et de rencontres pour se construire,
se faire et se défaire. Ouvert jour et nuit, et gratuit. La vie numérique.

Ici tout est heureusement subjectif.
La poésie y est vécue comme un moyen d'accès à la connaissance.
Bien au delà de la littérature, et si proche de la spiritualité.

C'est une langue vivante à découvrir en soi de toute urgence.
Elle qui porte en elle candeurs nuances et combats et se lit parfois
comme un poème intraduisible
.


Monde en poésie fait une pause jusqu’au 20 novembre
à très bientôt pour me contacter mondeenpoesie@gmail.com 

Brigitte Maillard

Poésie au Monde

samedi 2 novembre 2013

Basarab Nicolescu, Théorèmes Poétiques

(article paru le 18 août 2010 et réactualisé ce jour)





Le23 août 2010 je recevais dans le cadre de mon émission Monde en poésie sur Aligre fm

Basarab Nicolescu, physicien


Basarab Nicolescu est l'auteur de nombreux ouvrages dont Qu'est-ce que la réalité, Nous la particule et le monde, Le tiers secrètement inclus, Le manifeste de la transdisciplinarité, Théorèmes Poétiques et de nombreuses publications.
Président fondateur du CIRET, Centre international de recherche études transdisciplinaires
Il est passionné depuis des années par la rencontre des arts, des sciences et de la tradition.

La lecture des Théorèmes Poétiques par exemple est un vertige.
Passionnant et réel voyage dans un espace où l'on entre en interaction avec les niveaux de réalité qui se croisent, s'interpénètrent pour nous permettre de surgir de l’abîme.
Visiter « ce lieu de rencontre entre la physique quantique, la philosophie de la nature et l’expérience intérieure » est une expérience. C’est plus de mille théorèmes que Basarab Nicolescu écrivit " à toute vitesse " en 1994, comme guidé par un souffle créateur. Michel Camus dans sa préface en raconte la genèse et parle de cet ouvrage comme un ciel étoilé où scintillent toutes les questions que se pose l’homme. C'est une rencontre passionnante à laquelle nous convie Basarab Nicolescu pour qui "l'imaginaire poétique n'est rien d'autre que l'imaginaire quantique"

Basarab Nicolescu

Voici quelques théorèmes extraits de ce voyage...



Le silence intérieur est comme le vide quantique :tout devient possible.
Même l’univers et même la vie.
*
Du grand cirque des mots, il ne reste qu’un seul acteur, le funambule.
*
La suprême peinture : celle qui nous donne à voir la couleur ultime de notre être
*
Le plus grand mystère poétique : voir pour la première fois, son propre visage.
Au seuil de la chambre du Simorg : fête de deuil, fête de naissance
*
Un accélérateur de particules est, bien entendu, visible tandis
qu’un accélérateur de conscience est invisible.
Mais leur but est le même : les très hautes énergies
*
L’expression « origine éthymologique des mots » est trompeuse.
Il n’y a qu’une origine des mots-la parole perdue.
Les mots ne sont que les traces visibles de la parole perdue.
*
Choix difficile :la tombe d’une réponse ou le ciel d’une question ?
*
L’homme créaturel est l’enfant des étoiles.
L’autonaissance de l’homme renverse les rôles : c’est l’univers entier 
qui est enfanté par l’homme




Retrouvez Basarab Nicolescu sur le site du Ciret
Suivre ce récent  article de Cristina Hermeziu dans la revue Recours au poème
Découvrir  la rencontre de Carol Shapiro  dans le cadre du projet Tissages/Circulation
«  série équations », une résonance aux Théorèmes poétiques de Basarab Nicolescu
Ecouter cet extrait passionnant, toujours: " Qu'est-ce que la réalité ?"







Brigitte Maillard

Basarab Nicolescu, Théorèmes Poétiques