lundi 3 novembre 2014

Effacement, Spered Gouez, L'esprit sauvage

Spered Gouez l'esprit sauvage n°20
Effacement est le thème du numéro 20 de la revue Spered Gouez /L’esprit Sauvage, revue créée par Marie Josée Christien et éditée avec le concours du Centre culturel breton Egin.
On retrouve en couverture (et sur la quatrième de couverture) une photo du land artiste Roger Dautais (Roger Dautais sur Monde en poésie)
Sur le sable mouillé, une signature : Un poème de Youenn Gwernig, «  Car il faut que chacun compose le poème de sa vie » dont bientôt la mer effacera les lettres une à une. Effacement.


"L’ effacement  n'est pas une simple expérience personnelle mais une façon d'être au monde, un envol subtil et subversif. (...) c'est surtout abdiquer toute volonté de domination pour mieux voir l'autre, voir apparaître en soi l'éclosion du monde et être attentif à sa fragilité et à sa force sauvage"  Marie Josée Christien


Chroniques sauvages, Point de vue, Escale et Avis de tempête forment la première partie de la revue. On y retrouve des articles sur Malik Duranty, Tristan Corbière, Eve Lerner, Jean Noël Gueno…les regards  de Marie Josée Christien, Guy Allix, Jean Bescond, Jean-Claude Bailleul, Bruno Geneste, Patrice Perron et Jacqueline Saint Jean sur livres et revues…coups de cœur et vagabondages.

Puis vient le chœur des auteurs anonymes. Auteurs, poètes qui ont répondu présent à la proposition de la rédaction : œuvrer sous couvert de l’anonymat au thème de l’effacement. (anonymat relatif puisque grâce au sommaire le lecteur identifie s’il le souhaite auteurs et poèmes).

La densité des écrits nous conduit avec force d’un univers à l’autre, si différents, mais unis autour de la grande action de l’Effacement. Toutes les questions se posent jusqu’à ce qu’apparaisse à la fin la simplicité du  petit poème pensif tout parfumé d’aurore. Comme s’il n’était plus possible de discourir.

Avec les litanies pour un effacement, l’auteur fait vivre d’expérience l’effacement dans les lettres. Une succession rythmée, jusqu’à une petite lettre en suspension...

L’effacement prend toutes les couleurs, qu’il s’agisse de sa relation avec l’ego, la littérature, de la disparition des êtres, de notre marche vers l’absence, entre le vide et le plein/ le début et la fin/ la fin, de nos traces perdues, de ce devenir invisible/sans secrets/sans pays/sans passé, et de cette question au soir/ qu’emporterai-je ?...Je me suis effacé /après avoir lu mon poème…juste/ une trace sur le sable…

Chacun pourra en lisant cette revue poursuivre son dialogue intérieur avec l’effacement, être saisi par les résonances.



Faut-il donc s’effacer au point de disparaître ?

                 les morts le font
                    et nous les cherchons
                       en vain

         Plutôt faire silence en soi
                pour qu’ils passent
                       les jours

        comme de grands oiseaux

    Et tu entendrais leurs appels
         vers l’autre continent



extrait page 125 Revue Spered Gouez N°20



Présentation de la revue:


Agence Bretagne Presse

1 commentaire:

  1. Tout est élégance dans cet effacement ...et la trace en est que plus tangible
    Beau ciel bleu revenu
    Pensées AA

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