lundi 29 septembre 2014

Christian Bobin, Une vie en poésie, Les racines du ciel





Une émission à découvrir, la voix du poète Christian Bobin

"Le poète dit l'intériorité des choses et des êtres" 
" c'est ça la poésie un secours donné à qui veut"

                                         

  Les racines du Ciel Une Vie en poésie  
 7 septembre 2014
Dialogues entre Leili Anvar,
 Christian Bobin, et Frédéric Lenoir 


Christian Bobin, Une vie en poésie, les racines du ciel



mercredi 17 septembre 2014

Poésie & piano, Au coeur de vivre, La Joie de Lire

Concert poésie & piano Brigitte Maillard Hervé Lesvenan




CONCERT Au cœur de vivre  Piano Poésie à la Joie de Lire,  à Saint Guénolé Penmarc'h le vendredi 26 septembre à 19 heures  libre participation 02 98 58 73 57


"Entre ce que je suis et ce que tu es, j’ai appris le goût des pommes sur mes lèvres et la traversée des déserts. Je t’ai vu dresser la table sous le soleil. Au cœur de vivre, j’ai appris tout et son contraire. Tu vois le soleil là-bas, il se lève et toi tu te couches sur la rosée aux intimes. Je respire l’odeur de tes mains. Ton ombre me caresse. Je t’aime entre nous. Ici la vie se met à chanter" 



 Soleil,Vivant Soleil Brigitte Maillard préface Michel Cazenave Librairie Galerie Racine, 2014




Monde en Poésie  Au coeur de vivre, La Joie de Lire

jeudi 11 septembre 2014

La nuit du cerf, Vincent Munier, Marc Namblard


La nuit du cerf from vincent munier on Vimeo.

Voici un extrait du livre CD «  La nuit du cerf » né de la collaboration 
de Vincent Munier, photographe et Marc Namblard, audio-naturaliste

Intense chant de la nuit, très beau...



Editions Kobalann



La nuit du cerf, Vincent Munier, Kobalann

lundi 8 septembre 2014

Ode au recommencement, Jacques Ancet

article paru en 2013 réactualisé ce jour
ode au recommencement Jacques Ancet



  et me voilà où j’ai toujours été, entre la vie et son
image, à regarder, à écouter, respirer ce que je vois
ni n’entend ni ne sens

  ce qui tient ensemble le pigeon et le portail, les iris et le
rocher, les nuages et le marronnier, mon corps et la lumière

  à guetter cet instant où, soudain, tout serait là, le monde
entier comme en équilibre sur un grain de temps pur


extrait page 72


  La vie, oui, ne la lâche pas pendant qu’elle te tient,
disait-il, et quoique tu fasses, répète, je suis vivant, vivant

  Vivant pour la table et le noisetier, pour le jour gris, la
montagne immobile, vivant pour l’air qui te traverse et te
fait vivre, vivant pour tout ce qui t’entoure

   qui était-il, j’essaye de retrouver sa présence, le son de
 sa voix, son regard à la fois clair et profond, mais ce sont
 d’autres voix, d’autres regards qui me reviennent

   je ne sais plus s’il arrive du passé ou du futur, d’une vie
non encore vécue mais simplement rêvée et si intense,
pourtant , que ce qui est  et ce qui pourrait être se confondent

   et pourquoi toujours le revoir dans cette même soirée
 d’été, avec le grésillement des mouches sur l’éblouissement
 des vitres et le ciel rouge derrière les collines

    le soir lentement tombait et son visage entrait dans
  l’ombre

    seule sa voix conservait cette clarté qui ne l’a jamais
 quittée, je l’entends , elle ne cesse de couler

   et n’oublie pas l’oubli, dit-elle, soigne le pour qu’il
 t’accompagne

   pour que chaque instant n’en finisse pas de commen-
 cer, que le présent soit l’inconnu, le visage du jamais vu

  puis ses mots se perdaient, chuchotement, rumeur
 vague et c’était la nuit qui parlait


extrait page 74


  où vais-je dans cette prose cadencée qui chante un peu
mais pas trop

  elle glisse sous le temps comme une légende évasive
que je ne parviens pas à déchiffrer ou si peu

(…)

  Car je reviens, je l’ai dit , je reviens

(…)

  J’ai les mains remplies d’un jour que je ne sais
pas dire


extraits page 77

Ode au recommencement, Jacques Ancet, editions Lettres Vives, 2013



sur Ode au Recommencement




émission Du jour au lendemain du 7 mai 2013 sur France Culture


Ode au recommencement, Jacques Ancet