mardi 15 novembre 2016

Eloge de la frontière, Spered Gouez, L'esprit sauvage







« Penser la frontière non comme un mur (à abattre pour s’étendre, à dresser pour se défendre), mais comme une peau, capable de respirer, donc d’organiser des échanges avec le milieu. »
Éloge des frontières Régis Debray Gallimard 2013


En partage la revue Spered Gouez qui fête ses 25 ans ! Et le travail intense depuis toutes ces années de Marie-Josée Christien, fondatrice de la revue. Ce numéro "Éloge de la frontière" accueille Guy Allix, Jean-Claude Bailleul, Adeline Baldacchino, Louis Bertholom, Jean-Pierre Boulic, Alain Brissiaud, Gilles Cervera, Marie-Josée Christien, Jean-Louis Clarac, Ivan de Monbrison, Jean-Marc Gougeon, Jean-Luc Le Cléac’h, Mérédith Le Dez, Eve Lerner, Brigitte Maillard, Pierre Perrin, Patrice Perron, Jacqueline Saint-Jean, Claude Serreau, Sydney Simonneau et Sanda Voïca. Avec un dessin de Nono. Michel Baglin,Jean-Luc Pouliquen, Jean Bescond, Bruno Geneste, Gérard Cléry, Marilyse Leroux... pour faire oeuvre commune.

Marie-Josée Christien est allé voir, pour ce 25ème numéro de la revue Spered Gouez, du côté des frontières. Là où l’œil se jette à la fenêtre derrière le rideau de nos apparences. La frontière "un espace d'épaisseur variable, de la ligne imaginaire à un espace particulier, séparant ou joignant deux territoires".

De nombreux auteurs interrogent ici la frontière, y dessinent un vivant tableau. J’ai participé à ce numéro, laissant venir en moi ce chemin qui nous sépare et nous unit.

Les écrits sont porteurs de la diversité de ce questionnement.

Place à l’un d’entre eux avec Adeline Baldacchino dont le Poème pour la frontière voyage de son désir de l’effacement des frontières/ dans l’écartèlement naïf des songes à ce retour au pays natal…


je voulais être tout
plutôt que rien je ne savais pas alors
que l’on n’est jamais ni rien
ni tout mais juste ce peu
de chose qui transhume toujours
par le chas de l’aiguille par
l’insensible frontière de l’instant

extrait page 99


Michel Baglin, engage une conversation avec Marie-Josée Christien au cœur même de la revue. Michel Baglin, poète de la fraternité, que l’on aime lire et qui nous accompagne toujours de sa présence en poésie. Force et conviction, joie et profondeur de l’écriture.

« cette vie, la porter
 jusqu’à l’incandescence
comme un bouquet fragiles
d’étincelles sauvées
dont seul l’éclair fertile
aurait un peu de sens »

cité  dans la revue Spered Gouez page 80


En refermant ce numéro riche de ses rubriques et découvertes, suivons alors l’invitation de Jean-Luc Le Cleac’ch « à chercher dans notre environnement, parmi nos propres centres d’intérêt, ce qui relève de l’idée de frontières, avec l’émotion, l’esthétique et la poésie qui l’accompagne si souvent »



Note de lecture de Michel Baglin sur ce numéro 
à consulter  Revue Texture



Brigitte Maillard

Eloge de la frontière, Spered Gouez, L'esprit sauvage





2 commentaires:

  1. Cette vie, la vivre intensément malgré les faux-pas, malgré les douleurs...

    En suivant la rivière...

    Il te faudra suivre la rivière
    En sortant sans crainte de la forêt
    Laisser les broussailles derrière toi
    Retrouver le chant biblique de l'eau
    Bordée sur ses berges sinueuses
    De fleurs blanches et jaunes
    Continuer ta quête sans relache
    Comprendre que le bonheur
    C'est maintenant
    Les sommets aux rousseurs intenses
    Te font une ombre protectrice
    Le babil des oiseaux t'accompagne
    Le cri bref du vautour fauve
    Résonne sous la voûte céleste
    Avance sans te décourager
    Un peu plus loin t'attends
    Un grand portail de verre
    Tu sauras comment l'ouvrir
    Tu as la force en toi
    Pour vaincre les obstacles
    Il faut croire en tes ressources
    Malgré tes faiblesses et tes doutes
    Tes multiples interrogations
    Chaque herbe, chaque rameau
    Chaque grain de sable
    Est le début d'un monde nouveau
    Plus beau, plus rassurant
    Où tu auras su trouver ta place
    Qui est unique


    marine Dussarrat novembre 2016




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    1. Merci à vous Martine pour ce poème ici déposé "en suivant la rivière..."

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