mardi 25 octobre 2016

Juste quelques instants






Juste quelques instants... sentir la vie...

au fond de nous il y a un simple de coeur

qui soulève les pierres où coule la rivière...



Brigitte Maillard & Thibault Germain  Couleur poème, Monde en poésie éditions


Et découvrir

Christian Saint-Paul et son regard fraternel posé sur Couleur poème  "Un dialogue émouvant et surprenant" "un vrai petit livre d'art" "un vrai dialogue" lors de son émission Les Poètes sur Radio Occitania ce jeudi 15 septembre 2016. Une émission hebdomadaire entièrement dédiée à la poésie (le jeudi de 20h à 21h)

  
Vous pouvez écouter sur le site Les poètes  en cliquant sur le haut parleur à la date
du 15 septembre ou à partir de ce lien (Couleur poème y est lu et commenté
lors des 30 dernières minutes) http://ahp.li/f492cf8a934442c4e2c7.wma

Je serai présente comme auteur et éditeur ( micro-éditions) samedi et dimanche, 
29 et 30 octobre au Festival du Livre de Carhaix et le 3 novembre à 18h invitée 
au Rendez-Vous de Max à Quimper pour présenter mon parcours poétique.


Les Rendez-vous de Max Brigitte Maillard
clic pour agrandir

Juste quelques instants, poésie, poème

dimanche 23 octobre 2016

Le séjour, Jacques Goorma

(article déjà paru en janvier 2015 réactualisé ce jour)

Le Séjour Jacques Goorma  Ed Arfuyen



D’ici, peut-être, tu pourras voir le poème







Le secret c’est l’ombre. Et le secret de ce secret c’est la lumière. Le vrai miracle est ce qui est. L’accomplissement du séjour. Ne pas se fier à son apparente immobilité. La vie jaillit de toute part (…)








Le séjour de l'éveil est dans la clarté de l'esprit, dans cette lumière irradiant toute chose de sa présence. Toute chose n'a lieu qu'en son séjour. Partout circule l'énergie, aucune chose ne serait sans elle ; mais la pierre, la fleur, la terre ne se prennent pas pour autre chose qu'une manifestation de cette énergie. Seul l'homme pense être quelqu'un, se détache de sa source jusqu'à l'oublier.








Et après cela, plus rien. Ne reste que l’oiseau. Une phrase qui chante seule sur sa branche. Une couleur perchée sur l’arbre d’un songe. Un bruissement de feuillage. Un vol qui rebondit. Mais la courbe de ce vol, l’inflexion singulière de ce chant, ouvre en nous un espace élargi.







Je vais aller où je ne suis jamais allé, là d'où je ne suis jamais parti. Revenir au séjour que je n'ai jamais quitté. Ce lieu abstrait, comparable au ciel immense, vide, lumineux, sans limite ni contour. Il n'est que de se retourner vers lui, vers ce que fondamentalement nous sommes. Retourner le regard vers sa source. Plonger dans la fontaine obscure d'où surgit le regard. Devenir ce qu'il n'a jamais cessé d'être. Une lampe allumée dans la nuit des tempes. Car le ciel n'est rien d'autres qu'un regard.






Les choses et le monde sont au séjour ce que les mots et la parole sont au silence. Le silence est le séjour des mots. Le séjour est le silence du monde. Il est ce qui entend derrière l'oreille, ce qui voit derrière les yeux, ce qui sent à travers la peau. Pas de timbre sans silence, pas de teinte sans lumière et sans vie nul frémissement. 






Le Séjour, Jacques Goorma  Editions Arfuyen juin 2009
pages 57, 49,  9, 17, 69, 31




bio et revue de presse Site des Editions Arfuyen

J’ai fait la connaissance de la poésie de Jacques Goorma sur le site


Regard critique de Muriel Stuckel Revue en ligne Recours au Poème:
Jacques Goorma : une po-éthique du dépouillement lumineux -

Lire aussi sur Monde en poésie Irrésistible, une nouvelle de Jacques Goorma, parue en 2015


Le séjour, Jacques Goorma Arfuyen Poésie

samedi 22 octobre 2016

La Rivière de Pont-l'Abbé, Les Plumes du Paon, Salon du livre Bigouden





Ecrire, inspiré par la rivière de Pont-l'Abbé...


Les Plumes du Paon, collectif des auteurs du Pays Bigouden en partenariat avec la Mairie de Pont-l’Abbé, organise son premier Salon du Livre Bigouden.

UN CONCOURS DE TEXTES POETIQUES est dés maintenant lancé, sur le thème de La Rivière de Pont-l’Abbé . N’hésitez pas à participer, à en parler autour de vous, nous serons joyeux de vous lire ! date limite reportée au 30 novembre !

Ci-joint le Règlement                                  





et un aperçu de cette Rivière que j’ai filmée il y a quelques mois, juste quelques instants…
Une rivière, aux rives majestueuses, lieu de vie d'une population d'oiseaux d'eau d'importance internationale, riche de son histoire...





La Rivière de Pont-l'Abbé, Les Plumes du Paon, Salon du livre Bigouden

mercredi 19 octobre 2016

Quatre saisons plus une, Alain Hoareau, Poésie



Quatre saisons plus une Alain Horeau





Mais toi de quelle saison es-tu ?


Ce voyage impressionniste est une fugue. Tout s’échappe et me retrouve, d’un doigt de rose. Chaque saison fuit ou en poursuit une autre. Musicale poésie. Celle de l’enfant poète qui se souvient de la lumière de l’étoile. Celle qui nous souffle en quatre saisons, le désir de la cinquième. Comme échappé d’une douce musicalité, un aperçu de l’absence. Subtile poésie. Plus une avance, originelle.

L’été a la voilure de l’hiver, le printemps danse académique, et c’est l’automne qui se lance pour que l’été soit notre dernier tour avant la grande saison : l’autre, invisible, éternel. La cinquième.

Dans le coin des yeux un regard solitaire, dans le coin des yeux une poussière. La vérité de ce recueil effleure notre présence, et la plume va, aux heures intimes.

Si le poète dans sa fugue quitte, pour un temps plus ou moins long, l’endroit qu’il occupe habituellement, nous sommes secourus. Voilà ce que nous offre la poésie d’Alain Hoareau.
Elle nous plonge ailleurs. Dévoile les images avec une profonde délicatesse. Où veut-il que nous allions ? Il laisse tant d’espace entre les mots et les choses que les notes se colorent de silence.

Lecteur, je me relie à cette écriture. Se laisser découvrir et aimer par ce recueil.




CONTREPOINT



Respire la chevelure

tes fleurs emmêlées

le soleil qui se couche

le corps qui s’incline

tu caresses celle

qui du front capte la lumière

et dans l’ombre repose celle

qui des mains offre l’éclair




LE FAUX MYSTERE



Le chant rapporte le chant

la voix rapporte la voix

que disons-nous de plus ?

la blessure est une blessure

l’errance est une errance

sous l’arbre je secoue une chevelure de feuillage

il en tombe des étoiles

ce sont les étoiles du regard

la lune est mouvante et les nuages l’accablent

j’ai mis un miroir de fumée à ces lames coupantes

ce sont les lames du regard et la nuit vers le sang des lunes

exsangues.





ici je passe comme est le vent sur ton visage

il sait l’empreinte et devient chant

l’odeur et puis la grâce

des bras tenant les jours vivants

                                                           



Alain Hoareau Quatre saisons plus une
Pages 10, 52,  91, 99


Alain Hoareau est né en 1961. Musicien de formation, il enseigne la guitare classique au Conservatoire des Landes. S’il écrit depuis longtemps, Quatre saisons plus une est son premier recueil.


Merci à Jeanne Orient qui m’a fait découvrir avec clarté, ce juste retour des choses…


Quatre saisons plus une, Alain Horeau, Poésie


samedi 15 octobre 2016

Gilles Baudry Le bruissement des arbres dans les pages


le bruissement dans les branches Gilles Baudry



Lisière     intangible  frontière
lieu où l’espace touche au temps

ici    rien ne peut être la patrie
seul l’invisible  nous ouvre les yeux

sous la corolle de la lampe qui fléchit
sur sa tige et les sépias des ombres j’écris

l’envers du monde je le vois    j’entends
des pas de brume qui s’approchent


*



"Il faut que chacun devienne  le ciel"  Novalis



Prendre des nouvelles du ciel

apprendre le parler en langues des oiseaux
et respirer
      par tous les pores de l’enfance

avoir un entretien avec soi même

ouvrir le livre de ses mains

offrir ce qui nous manque

le fond de l’air avec le fond de la pensée
        chanter

se taire ensemble
      échanger des regards entendus

et puis
    suivre le silence qui suit


*


Lettre à Pierre Reverdy

"Irais-je plus  loin que moi-même"  


L’insoluble question
avec quel art vous la posez
comme on pose une vitre
à telle fin d’avoir une réponse  claire
lavée de tout soupçon

avec ce goût de l’au-delà
qui ne vous a jamais quitté
ni moi qui vous relis tout haut
pour mieux vous écouter



Gilles Baudry Le bruissement des arbres dans les pages éditions Rougerie 2013
pages 12, 14,35



Gilles Baudry sur France Culture émission du 26 avril 2013 
&  entretien Revue Recours au poème


Gilles Baudry est un poète breton, né en 1948. Il est moine à l'Abbaye de Landévennec.




Poèmes Gilles Baudry Poésie Le bruissement des arbres dans les feuilles

samedi 8 octobre 2016

Puisque beauté il y a, Nathalie Riera


Photo BM

"Sur la colline de l'enfance"Nathalie Riera que je découvre
dévoile sa présence au monde, quand la beauté est amour...


Je suis l’amour dans la poussière des routes, mon esprit
n’a que lavandes et embruns pour sentiers.
Je suis l’amour comme vous. Vous savez, lorsque l’on
se choisit  pour se dire ce que nous n’avons encore dit
à personne.
Vous savez que je suis l’amour comme vous, alors
 pourquoi le fer et le fiel



Nous sommes l’amour inhérent.
Je me rafraîchis aux ombres claires, à l’eau du cœur,
à la fraîcheur de l’alliance.
Avec toi, rive. D’où l’on peut encore s’inventer l’amour
du prochain, le jaune du citron, le hâle des seins
et des reins, l’espoir et ses motifs de pampres.
Ma rive inhérente, où le poème est encore de la brume
sur la cime. Et c’est très bien.



Le parcours du poème n’est pas de se réduire à une secrète recherche d’harmonie, ni de consigner le malheur, ou s’adonne à la fuite de ce qui nous désespère. En poésie, il y a ce mur couvert de lierre, ou cette branche esseulée qui porte encore le poids des fruits, ou cette rosée des yeux, ou cette blancheur incantatoire du chemin où nous marchons sans jamais cesser de nous retourner, ou ce parfum de fleurs balbutiantes, tout cela qui participe de notre présence au monde, parmi le clair et l’abrupt.


Alors pour quelle raison écrire, si ce n’est pour alléger la lumière et que les mots s’effacent.




puisque beauté il y a Nathalie Riera

Puisque Beauté il y a Nathalie Riera Lanskine 2010
 Page 20, 23, 44




Lecture de Nathalie Riera

Poèmes, Puisque beauté il y a, Nathalie Riera

mercredi 5 octobre 2016

Cairns 19, Paix peur et respect, Patrick Joquel

Cairns 19
© Photo Perrin Langda 



Sur le sable quelqu’un avait écrit un poème pour que vienne la paix

Bernard Grasset 
page 41



Cairns que je découvre ce mois-ci, laisse libre cours au poème. 
Ferment de Poésie, cette petite revue de 56 pages, créée par Patrick Joquel
nous parle de Paix, peur et respect.

Des auteurs contemporains témoignent et les poèmes de la diversité
se dressent tels des cairns balisant le chemin.
Certains d’entre eux font l’objet d’une suggestion de Patrick Joquel 
qui invite, très simplement, le lecteur à l’action poétique.



"Cairns est une revue qui paraît en début d’année scolaire et en janvier. Une de ses ambitions est de permettre au poème d’entrer dans les classes (maternelle, primaire, collège…) ; d’y être présent ! Simplement. Des poèmes inédits ou non. Des poètes contemporains. Un outil de langue, un outil de formation à la poésie, de découverte !(nos abonnés sont principalement des enseignants ou des écoles)." Patrick Joquel

Il y a de nombreuses revues en poésie dont elles sont bien souvent le creuset.
Par leur présence, elles rassemblent, éditent, permettent l’émergence de nouveaux auteurs.

L’accès au recueil pour le lecteur comme pour l’auteur est loin d’être aisé.
Aussi les revues jouent-elles pleinement leur rôle dans le paysage de l’écrit poétique.

La revue Cairns est discrète, légère (56 pages, format 14/20), facile à découvrir.
Le poème est à l’honneur. Pas de commentaires, ni de longues notes de lecture.
Juste ce qu’il faut pour que le thème choisi ait toute sa place.



Donnez-moi de vos nouvelles
de temps en temps à mots couverts
dites-moi ce que vous faites
où vous allez qui vous voyez
pour que nous fassions ensemble
un bout de chemin
pour que nous démêlions le vrai du faux
et pour tenter de comprendre
ce qu’est le respect réciproque

Georges Cathalo
page 11



Les auteurs de ce numéro : Jean-Claude Touzeil ,  Lydia Padellec,  Denis Emorine, Patrick Joquel Yves Ughes, François Ibanez, Perrin Langda, Colette Andriot, Geneviève Briot, Helene Dassavray, Jacqueline Saint Jean, Jacqueline Held ,Christophe Jubien, Sebastien Lion, Bernard Grasset, Georges Cathalo, Brigitte Maillard, Fabrice Farre, Riet Morgan, Claude Held, Tristan Felix, Alexandra Pommier, Fabrice Marzuolo.


Une revue éditée par les
éditions de la Pointe Sarène,
5 traverse de l’orée du bois
06370 Mouans-Sartoux
et
les éditions Gros Textes,
Fontfourane, 05380 Châteauroux les Alpes.


Retrouvez Patrick Joquel sur son site 
Découvrir l' appel à textes pour le prochain numéro de Cairns
à paraître en janvier 2017; un numéro consacré à la thématique
du Printemps des poètes 2017 Afrique(s)



cairns 19 , poésie, Patrick Joquel