vendredi 30 décembre 2016

Bonne Année au nouveau Monde, il était une fois...




Tous mes voeux à chacun de vous, des vœux d’amour.
Il était une fois…
Sésame précieux pour ouvrir les portes de l’intérieur. 

Le livre est ouvert, c’est à nous de vivre maintenant
2017 


Et Merci à tous les visiteurs et amis de Monde en poésie 
pour leur présence chaleureuse.

Quelle que soit la couleur de notre année, son inattendu...

Laisse monter ce chant de mémoire

du sillon de printemps
de la volupté des heures
et du graphisme des pages


C’est un chant sans histoires
égrené par la lumière
la douce pensée des heures

©,Brigitte Maillard

Bonne Année au nouveau Monde, il était une fois...


dimanche 25 décembre 2016

De l'âme, François Cheng



De l'âme François Cheng


« Elle a une âme. Etrange présence cachée, ombre mystérieuse qui est coulée dans le corps, qui vit derrière le visage et les yeux, et qu’on ne voit pas. Ombre de respect, signe de reconnaissance de l’espèce humaine, signe de Dieu dans chaque corps »

Le Clézio, L’Extase matérielle -cité page 45-


Rimbaud rêvait d’une « langue de l’âme pour l’âme, résumant tout, parfums, sons, couleurs », François Cheng nous parle « De l’âme », celle que l’on nomme à peine aujourd’hui,  celle qui dit pourtant simplement le secret qui nous unit. Savoir que l’on a une âme ou l’ignorer ne revient pas au même.

En ce jour de Noël parler avec vous « De l’âme », aube souveraine. Elle  nous appelle en secret de son regard d’enfance.

« De l’âme », ce sont sept lettres écrites par François Cheng à une jeune femme rencontrée, il y a bien longtemps, par hasard. Une jeune femme qui revient vers lui, des années après. Parlez-moi de l’âme, lui demande-t-elle. Ainsi démarre cette intense pensée de l’auteur qui relève, après une longue réflexion, le défi… Retrouver et repenser l’âme s’avère une tâche nécessaire et urgente.

François Cheng cherche à comprendre le rôle que joue l’âme dans la constitution de notre être. Ses expériences, ressentis,  lectures et résonances nous accompagnent sur cette voie.  Un tour d’horizon dans les grandes traditions spirituelles, une lettre dédiée à Simone Weill, figure d’absolu, ces mots retrouvés de Pierre Jean Jouve : «  la poésie supérieure est une fonction de l’âme, et non pas de l’esprit ; c’est l’âme qui fournit l énergie capable de faire, de la masse agglutinée une « chose de beauté ». Je hasarde une explication que l’âme est en nous le seul pouvoir d’éternel ». Tant de visages à re-découvrir ici.

« En dépit des malheurs causés par l’existence du mal sous tous ses aspects, une immense donation a lieu. Tout le ciel étoilé, toute la terre nourricière, toute la splendeur de l’aube et du soir, toute la gloire du printemps et de l’automne, tout le Souffle animant l’univers porté par le vol d’oiseaux migrateurs, tous les chants humains montés de la vallée des larmes, tout cela constitue un ici et maintenant où l’éternité se ramasse. Cet ici et maintenant ne peut rayonner, irradier, faire fleurir et porter fruit, susciter écho et résonance, et par là, prendre tout son sens que s’ils est vécu par une âme. Ainsi, une immense expérience de vie est déposée là, dans l’ensemble de ces âmes qui ne sont nullement des entités vagues ou neutres, vides de contenu. Au contraire, ayant absorbé en elles le génie du corps et de l’esprit, ayant assumé les conditions tragiques de l’existence terrestre, elles sont devenus des entités éminemment incarnées et désirantes- et, partant, des candidates à un autre ordre de vie. »

extrait page 152 Septième lettre


 De l'âme, François Cheng


jeudi 22 décembre 2016

Joyeux Noël



Les jeux d'ombre et de lumière des ciels de Bretagne chantent l'âme 
Brigitte Maillard Monde en poésie






Avec tout ce que je suis
Ma saveur mes rêves mon oubli
Je vous souhaite la beauté de Noël
Elle ouvre le cœur de la pierre
Avec des fleurs de la pluie du vent
Elle  chante le silence de la nuit
Avec l'air et la joie des mystères

Joyeux Noël

Amis de passage je vous souhaite  à tous un très Joyeux Noël 


Brigitte Maillard




Joyeux Noël Poésie

vendredi 16 décembre 2016

Salon du livre Bigouden, Pont-l'Abbé, les Plumes du Paon

Le salon du Livre Bigouden dont je vous parlais, et pour lequel je m'anime avec le collectif des auteurs du Pays Bigouden, les plumes du Paon depuis plusieurs mois vient de se terminer.

Une rencontre que nous avons vécue comme un lieu de partage avec les Habitants du Pays Bigouden.

En retour, photos, témoignages articles de presse témoignent de la belle création de cette rencontre que j’ai eu le bonheur de coordonner. Merci à chacun ! 

Retrouvez certains moments partagés, au travers de ces articles (merci à Ouest France, Le Télégramme, France bleue Breizh Izel, Bigouden TV pour avoir tant accompagnés notre événement ) et/ou photos :

Sur le site facebook du groupe les Plumes du Paon 





Table d'écriture...
Découvrir l'article de Bigouden TV- extrait vidéo de l'inauguration, joli diaporama, un moment privilégié avec remise des prix à nos lauréats du concours !! 

Des livres, un trésor poétique et une rivière

ce dernier article de Ouest-France A quand la deuxième édition ?

Bilan du Premier Salon du livre Bigouden ABP


Prix en langue bretonne / Philippe Jolivet
Prix des écoles / Classe Ulis de l’école primaire Jules Ferry  de Pont-l’Abbé
Prix en langue française /
Premier prix : Jean Lavoué
Second prix : Ronan Robert
Troisième prix : Sophie Le Clech-Le Coz

Prix spécial du jury / Classe de CM1 de Mme Prigent de l’école Jules Ferry, Pont l’Abbé



quelques plumes... Photos Véronique Kerdranvat




Salon du livre Bigouden, Pont-l'Abbé


jeudi 15 décembre 2016

Abbas Kiarostami, havres, poésie

(article paru en 2012 réactualisé ce jour)





" face au joug du temps
le havre du poème
face à la tyrannie de l'amour
le havre du poème
face à la criante injustice
le havre du poème "









à l’envol d’un petit oiseau
l’épouvantail
est tombé


pour certains
les sommets sont des lieux de conquête
pour les sommets
des lieux de neige


jusque là
je n’ai pas fait l’expérience
de l’issue de secours 
  

« Pourquoi la lecture d'un poème excite-t-elle notre imagination et nous invite-t-elle à participer à son achèvement ? Les poèmes sont sans doute créés pour atteindre une unité malgré leur inachèvement. Quand mon imagination s'y mêle, le poème devient le mien. Le poème ne raconte jamais une histoire, il donne une série d'images. Si j'ai une représentation de ces images dans ma mémoire, si j'en possède les codes, je peux accéder à son mystère. L'incompréhension fait partie de l'essence de la poésie. Une image ne représente pas, ne se donne pas en représentation mais annonce sa présence, invite le spectateur, le lecteur, à la découvrir. » 
Abbas Kiarostami  - extrait de la quatrième de couverture havres, Abbas Kiarostami, Po&Psy, éditions érès, 2010




C'est en 2010 que parait en France aux éditions érès et dans la collection Po&Psy cet ouvrage qui recueille des poèmes inédits d'Abbas Kiarostami. Poèmes traduits du persan par Tayebeh Hashemi et Jean-Restom Nasser, et présentés ici en version bilingue.
Abbas Kiarostami, de renommée internationale, est cinéaste ( vient de sortir Like Someone in Love ), photographe (exposition The Walls en 2011) et poète.

La lecture de havres a beaucoup de saveur.
Cette poésie de forme courte d’apparence banale ouvre l’œil et nous laisse étonnés.
Le poème, véritable instantané, semble ne jamais quitter le regard du photographe.
L’attention si précise, saisie dans les mots, créent de petites scènes que notre imaginaire
goûte à l’envie. L’épure joue son rôle. A l’essentiel. 

Choix éditoriale de la collection Po&Psy, dirigée par Danièle Faugeras et Pascal Janot, la présentation de l’écrit en pages volantes posées dans un coffret qui permet au lecteur un autre voyage.Les feuilles sont dans nos mains, comme un jeu de cartes. Le contact avec les mots est différent. Presque plus intime. C'est une réussite cette collection. Pour la découvrir:
Editions érès, Po&Psy


 Site de Po&Psy




Brigitte Maillard

vres, Abbas kiarostami, Po&psy, éditions érès, 2010



jeudi 1 décembre 2016

Ousmane Sow

Ousmane Sow
clic pour agrandir photo Brigitte Maillard





Quand j’ai vu les sculptures d’Ousmane Sow sur le Pont des Arts en 1999 je me suis dit que l’Homme était bien grand. Qu’il était certainement plus "en forme" que je ne l’imaginais, qu’il était… tel que l’éternité le change, Mallarmé

Sur ce pont magnifique de l’entre deux rives,  j’ai retenu de cette rencontre, la grandeur… De celle qui vous jette à terre, qui ne vous prend pas par la main mais vous conduit là où elle est. Plus de trois millions de personnes avaient fait ce voyage. Ousmane Sow était là entre ses personnages et nous, qui faisions ces pas vers un art contemporain exigeant.

Cette splendeur sauvage, Ousmane Sow la crée dans ses oeuvres figuratives à la fois précises et brutes. C’est cette alliance qui donne force vie à ses créatures de haute taille. Pour l’intensité, il y a une matière complexe et secrète; pour le mouvement: un déséquilibre équilibré; pour l’émotion : une déformation des traits et pour qu’on s’y retrouve : des scènes qui nous ressemblent...

J'ai retrouvé les oeuvres de ce sculpteur avec émotion en 2010. Ousmane Sow exposait à la Fondation De Coubertin à Saint-Rémy-Lès-Chevreuse. Merci Ousmane Sow.

Ousmane Sow
Photo Brigitte Maillard clic pour agrandir


Ousmane Sow