samedi 25 mars 2017

Printemps !

poésie printemps




Un matin dans la ville le glissement des voitures est
   mouillé
quelque part au loin, tout autres sont peut-être les
   signes
là où il y a encore des forêts, le travail des pics-verts
c’est dans les replis du corps qu’il faudrait saisir cette
   chance
sentir le frémissement du grand corps résineux,
   l’arbre sacré
- et s’il ne nous fut pas permis d’y porter la main
c’est que nous étions déjà dans ses branches, rejetons
   de sa souche
mais nous devons l’entendre frémir en nous, nous
   devons l’entendre
comme une convocation, ainsi que la cloche d’un
   village de montagne
dans les cuisines, dans les granges, fait lever la tête et
   cesser le travail
et rassemble en habits neufs sur le sentier où la neige
est haute encore qui doucement ruisselle






Paul de Roux, Entrevoir, Poésie/Gallimard, janvier 2014


Le printemps page 172
Recours au poème, Matthieu Baumier, Entrevoir de Paul de Roux


Paul de roux poésie printemps

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