samedi 15 avril 2017

Ce rien qui nous éclaire, Jean Lavoué



Poèmes Jean Lavoué



La ville d’Hennebont dans le Morbihan accueille depuis peu une maisons d'éditions fondée par le  poète et essayiste  Jean Lavoué : L’enfance des arbres.

Ce rien qui nous éclaire, paru en avril 2017 ouvre la voie. Un recueil de poésie, où se dévoile le chant du poète Jean Lavoué. Un poète qui croit à la fragilité, à l’audace : oser lever les yeux   pour ne faire qu’un avec le jour, à la fraîcheur de l’air, au si peu qu’il nous faut pour être dans le chant… 

Le poème se dessine. Il apparaît dans la marche silencieuse, à la lueur de l’aube. Jean Lavoué chemine inlassablement le long des grèves et des rivières. Il est de la Bretagne, d’une enfance sauvage aux larmes printanières  ; d’une terre en fibre naturelle aux «rives brodées d’aulnes  ; d’un pays de naissance. 

Son chemin, il le partage avec l’oiseau qui le conduit vers le Royaume secret.



S’avancer sans craindre l’obscur
Jusqu’à frôler les premiers pas de l’aube

Descendre au  plus noir de la nuit
Pour y trouver des germes de lumière

Se défaire de toute connaissance
Pour laisser croitre en soi le Poème  (…)





L’oiseau veille. Un seul coquelicot a fait bouger mon cœur. 

S’ouvre alors ce très beau chant Sous l’aile du mystère.  





Il y a dans ton cœur
Un oiseau qui se tait
Mais qui reconnait l’heure
Où la vie a tremblé (…)

Il est devant le monde
Comme un prince éveillé
Qui connait tout de l’ombre
Et de ses traversées (…)



Un recueil préfacé par le poète et moine Gilles Baudry, un chemin de poésie tracé par le sel et le vent,  le souffle et le silence. « Ce rien qui nous éclaire » a un goût de lumière. L’oiseau y est représenté par deux lumineuses gravures de l’artiste graveur Nadejda Menier

« La plus belle métaphore de la poésie, me dit un jour l’ami Serge Wellens, c’est Jean Rousselot qui me l’a offerte ». Ce dernier avait l’habitude de distribuer chaque matin du pain aux oiseaux. Moineaux, mésanges et merles s’arrangeaient à peu près jusqu’à l’arrivée des pies chassant tout le monde. Alors, quand il n’y avait plus ni miettes ni convives, le rouge-gorge arrivait en solitaire de nulle part, et se nourrissait « de presque rien » avec minutie. Et il conclut : « telle est la poésie. »
Extrait de la préface de Gilles Baudry

Ce rien qui nous éclaire, Jean Lavoué, L'enfance des arbres 2017
153 pages 13 euros

L’enfance des arbres prépare de nouvelles publications : Encre de mer, poèmes de Jean-Claude Albert Coiffard et pastels de Nathalie Fréour, un recueil de poèmes de Gilles Baudry sur le thème de l'arbre avec des dessins et pastels de Nathalie Fréour.


Site de Jean Lavoué, L’enfance des arbres   & Wikipédia
Retrouvez l’auteur sur France culture, Les discussions du soir avec Leili Anvar





Ce rien qui nous éclaire, Jean Lavoué

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