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Gilles Baudry, le silence

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"Simple miracle d’être là
avec le livre ouvert de ses mains vides
regard tourné
vers le dedans
la voix bleu nuit
qui porte en elle tout l’embrasement
de la brisure
l’écriture arrachée
à l’invisible
et tout ce qu’ensemence le silence"
Demeure le veilleur Gilles Baudry, juin 2013, Ed ad Solem


Gilles Baudry,, poème, monde en poésie

Chanson bretonne J.M.G Le Clézio lu par Pierre Tanguy

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Monde en poésie a la joie d'accueillir ce nouveau livre de J.M G Le Clézio . Pierre Tanguy auteur, poète et critique nous le présente au travers de sa note de lecture.
La « Chanson bretonne » de J.M.G Le Clézio

Un Prix Nobel de littérature raconte son enfance bretonne. Des fragments de séjours de vacances du côté de Sainte-Marine dans le Pays bigouden. J.M.G Le Clézio jette un regard émerveillé sur cette période de sa vie. Et il n’hésite pas à nous dire ce que lui inspire la Bretagne d’aujourd’hui.
« Je ne ferai pas de récit chronologique, écrit-il, les souvenirs sont ennuyeux, et les enfants ne connaissent pas la chronologie. Les jours pour eux s’ajoutent aux jours, non pas pour construire une histoire mais pour s’agrandir, occuper l’espace, se multiplier, se fracturer, résonner ». Voici, donc, des bribes d’enfance sous la plume de J.M.G.Le Clézio (dont on connaît l’ascendance bretonne). Autant de tableaux impressionnistes, que la mémoire ravive, sur des choses vues ou vécues dans c…

Concerto pour marées et silence, revue n°13

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Depuis plusieurs années le chef d’orchestre de ce Concerto pour marées et silence, revue de poésie (titre d’un recueil de Pierre Esperbé 1924 - 2009) est Colette Klein, poète peintre & comédienne.  La revue qui se présente comme un livre (226 pages)  suit les mouvements Moderato, Adagio et Allegro du concerto des poèmes. Une étonnante et mélodieuse mise en abyme de la poésie. Chaque mouvement est initié par les mots et la présence de Pierre Esperbé. Colette Klein nous fait ainsi découvrir ses rencontres en poésie et par ce concerto « approcher la note qui soutient la cohésion du monde »
Colette Klein achève la composition de ce numéro "sous le signe du confinement". Tous les textes précise-t-elle dans son édito sont antérieurs à cette période "comme s'ils venaient d'un autre monde, mais certains d'entre eux prouvent que les mots, même s'ils changent de goût et de couleur, n'en demeurent pas moins porteurs des gènes de la vie". 

Voici les poète…

Au coeur de vivre, Brigitte Maillard

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"Il n'y a pas de trésor hors une perle lumineuse

Au Coeur de ce corps-ci"

Pao-tche
( Moine chinois,alias Tche-kong, 418 - 514 )
Source

"Une perle est un temple bâti par la douleur autour d'un grain de sable."
Khalil Gibran

Et si le coeur des hommes faisait battre l’univers…
ce cœur est le signe et l’oraison du monde sans lui nous ne saurions vivre il nous recrée, femmes et hommes d’humanité

Cette chanson-là Au coeur de vivre
à la mémoire de Catherine Gaytte
"Renaître par la voix"


Découvrir d'autres chants, Courir après la lune, Incertitude, Si bas... sur You tube

Au coeur de vivre, Chanson poétique, Brigitte Maillard

Spiritualité dans l'art, Revue 3ème Millénaire

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« Se tenir en présence d’une œuvre d’art, ce n’est pas se tenir à l’écoute de l’artiste pour en recueillir les confidences ou le message. Ce qu’est l’œuvre, l’artiste ne le sait pas avant d’être surpris par elle. Maître d’ouvrage, il n’est pas le maître d’œuvre. Une œuvre doit sortir de rien, jaillir du silence. Elle n’est pas issue d’une réflexion hasardeuse, d’une technique élaborée ou d’un imaginaire fécond. Sa manifestation procède d’une ouverture du cœur subtil. L’artiste se laisse surprendre par la réalité qu’il rend visible par des traits de lumière.
Il a le regard ouvert en avant, c’est à dire sur la vie qui repose dans ce qu’il perçoit. Il n’est pas accroché (en arrière) à sa mémoire, à ses émotions à ses désirs….mais il est surpris par la lumière en expansion qui respire, comme une présence, de son œuvre . Transparent à la beauté, il ne se dissimule pas en arrière plan mais il attire et laisse jaillir la source, celle qui abreuve l’âme. (…)"Frère Jean.
Les mots de Frère J…

Reprends le chemin qui t'émerveille

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Place aux nuances, à la vibration du sensible, photo sans "distraction", juste la forme et la lumière...

Un nouveau récit pour penser le monde tel que nous le désirons : Reprends le chemin qui t'émerveille
Nous avançons à découvert
troublés par les éléments
qui se regardent de toute part (...)

Imaginons un champ de lumière
une transparence majeure (...)
Quels pas faisons-nous à la rencontre de l’invisible ?
Le ton est donné au silence.
Quelle est cette profonde, immense et formidable aventure qui nous unit ?
Comment nous ressourcer, nous relier au chant du monde ?
Tu es parti, une main dans la mienne, et nous sommes allés au plus près de la mort, du chant, des orages et de la solitude ancrée. Nous avons arrêté notre marche, poursuivi notre marche. Le temps est arrivé, le miracle a saisi la porte. L’entrée serait faite dans la joie. Le silence de l’amour.
L’amour est ta seule étoile, ton seul chemin. Une

Bernard Moitessier, La Longue route, écrivain voyageur

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"Car le rêve est allé jusqu’au bout du rêve...ensuite il a dépassé le rêve"

"Et quand je monte sur le pont à l’aube, il m’arrive de hurler ma joie de vivre en regardant le ciel blanchir sur les longues traînées d’écume de cette mer colossale de force et de beauté, qui parfois cherche à tuer. Je vis, de tout mon être. Ce qui s’appelle vivre et peut-être faut-il aller plus loin encore en regardant la mer. On peut la regarder pendant des heures et des jours et des semaines et des mois. Et des années peut-être.
Et on peut voyager très vite et très loin avec elle et dans elle. Il suffit pour cela de poser le regard sur une vague. Une vague pas trop petite et pas trop grosse, juste la taille qu’il faut. Alors elle nous emmène à sa plage et on revient sur le bateau quand
on en a envie. On peut choisir en disant à la vague d’aller sur du sable blanc ou sur du sable noir. Ou bien sur du corail de la couleur qu’on veut, ou sur des rochers lisses avec des algues vertes, comme o…

Tisser les couleurs du silence Jean-Pierre Boulic & Marie-Gilles Le Bars.

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Monde en poésie a la joie d'accueillir ce nouveau livre de Jean-Pierre Boulic & Marie-Gilles Le Bars. Pierre Tanguy auteur, poète et critique nous le présente au travers de sa note de lecture.


Un poète et une artiste peintre. Jean-Pierre Boulic et Marie-Gilles Le Bars unissent leurs talents pour « tisser les couleurs du silence » en une trentaine de poèmes pour l’un, et autant d’aquarelles pour l’autre. Leur création relève avant tout de l’exercice spirituel, marqué par cette sensibilité chrétienne qui leur est commune.
De quoi le silence est-il le nom ? Jean-Pierre Boulic esquisse une réponse : « Trouvère de l’invisible / Il s’avance gardien des mots / Passeur des signes de la terre ». Ces signes sont reconnaissables sous la plume de l’auteur finistérien. Ils se nomment « violettes », « fusains », « sauges », « hortensias », « orges » et « l’herbe drue et verte des prairies / Où se nourrissent les anges ». Sans oublier les oiseaux et « la feuillaison de leurs chants ». Mais – u…