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Note de lecture de Pierre Tanguy, « Constante de l’arbre » : poésie et photographies

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Monde en poésie a la joie d'accueillir, en complément à la présentation du recueil paru dans le post précédent par Brigitte Maillard, cette note de lecture de Pierre Tanguy auteur, poète et critique : "Constante de l'Arbre" Marie-Josée Christien & Yann Champeau.
« Constante de l’arbre » : poésie et photographiesL’arbre est dans le vent. On l’enlace, c’est bon pour la santé. On fait une marche en forêt et tout va pour le mieux. Mais le poète- et pas seulement les thérapeutes -a aussi son mot à dire ainsi que le photographe. Le livre à quatre mains de Marie-Josée Christien et de Yann Champeau élargit en effet le champ des possibles.« Constante de l’arbre », titrent les deux auteurs. Mais qu’est-ce-à dire ? Un détour par le dictionnaire n’est pas superflu. « Constante, n.f. Tendance, orientation générale. Donnée dont la nature et la valeur sont déterminés. Caractéristique physique qui assure la cohésion des atomes et des molécules ». Passé cette définition un tantine…

Constante de l'arbre, Marie-Josée Christien & Yann Champeau

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Les Editions Sauvages font paraître Constante de l’arbre. Ce livre, au format carré, accueille les courts poèmes inédits et/ou extraits d’œuvres précédentes de l’auteur Marie-Josée Christien & les photos de toute beauté de Yann Champeau "arpenteur" patient des chemins forestiers du Finistère. Ce dialogue original met en valeur ces arbres que nous aimons, symbole du vivant, un si juste hommage. Photos et poèmes s'unissent pour le meilleur.
L'arbreabri du venttoujours insaisissablefait corpsavec ce qui lui échappe
C'est toute la terrequi se hissevers les étoilespage 21 extrait de Conversation de l'arbre et du vent


J’ai souvent présenté ici les œuvres de Marie-Josée ChristienVoir ce lien Marie-Josée Christien sur Monde en poésieJ’écrivais au sujet de Conversation de l’arbre et du vent ed. Tertium dont certains poèmes reviennent dans cette anthologie Constante de l’arbre :
Marie-Josée Christien pose son regard, elle dévisage l'arbre et le vent.
Puis, Vivante, …

Paix poèmes Abdelattif Laâbi

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J’atteste
J’atteste qu’il n’y a d’être humain
que celui dont le cœur tremble d’amour
pour tous ses frères en humanitéCelui qui désire ardemment
plus pour eux que pour lui-même
liberté, paix, dignitécelui qui considère la Vie
est encore plus sacré
que ses croyances et ses divinitésJ’atteste qu’il n’y a d’être humain
que Celui qui combat sans relâche
la Haine en lui et autour de luiCelui qui,
dès qu’il ouvre les yeux le matin,
se pose la question :
Que vais-je faire aujourd’hui
pour ne pas perdre ma qualité et ma fierté
d’être homme ?Abdellatif Laâbi,
le 10 janvier 2015Source Rue du Monde http://www.ruedumonde.fr/

"Paixtu me manquestu nous manquestu manques à cette humanité perdueà cette planète suppliciéeet jusqu’à l’insondablel’impassible Univers…Paixdonne-nous la mainle temps pour nous de réapprendreles mots de la tendresseles gestes de l’amour

Gilles Baudry, À la lumière du silence

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Chers lecteurs,J’ai eu l’immense joie de pouvoir réaliser la semaine passée l’interview de Gilles Baudry, moine poète à l’Abbaye Saint-Guénolé de Landévennec. Homme silencieux, Gilles Baudry, sous le grand cèdre du Liban, nous parle du poème, de la parole et du silence. Cette rencontre, ici au Pays de la mer, est accueillie par « Les escales de Jeanne orient » Un grand merci ! Étaient présents sous le grand cèdre, AïchaDupoy de Guitard, photographe, dont les photos accompagnent la vidéo. Guillaume Prié pour les images et le son. Je n’oublie pas les oiseaux, le vent ce jour-là, et les passants, visiteurs de ce lieu exceptionnel qu’est l’Abbaye.Gilles Baudry est là avec nous dans toute la simplicité de son être.Brigitte MaillardLisière     intangible  frontièrelieu où l’espace touche au tempsici    rien ne peut être la patrieseul l’invisible  nous ouvre les yeuxsous la corolle de la lampe qui fléchitsur sa tige et les sépias des ombres j’écrisl’envers du monde je le vois    j’entendsdes…

Serge Venturini, Du fleuve débordant Du fleuve sans retour

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On n’aborde pas la poésie de Serge Venturini sans crainte, tant "le personnage" revêt une couleur libertaire. J’ai rencontré Serge Venturini sur le réseau twitter. Les lectures de Gilles-Claude Thériaultsur you tube m’ont fait découvrir ses écritures - Gilles-Claude Thériault offre sur sa chaine you tube les lectures de poètes aimés -les articles de Gil Pressnitzersur Esprit nomades ont accompagné ma découverte.
« Serge Venturini est un poète aux aguets. Aux aguets du feu qui couve au loin, aux aguets du feu qui brûle en lui. « Nuage rouge », comme on le surnomme, Serge Venturini n’est pas un brasier de colère, mais un éveilleur de lucide conscience. Ses traductions d‘Alexandre Blok, d’Anna Akhmatova, de Sayat-Nova et d’autres, ses hommages à Missak Manouchian, renseignent sur son empathie pour « la poétique de résistance », vers ceux qui se tiennent debout à l’orée des mots. Mots d’éclairs destinés à consumer tous les hommes de paille squattant l’humanité. »������������������…

"Il y a un chemin", poème

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Voici le résultat d'une alerte Google que j'ai posée durant 4 mois, à partir du titre de mon nouveau livre " Il y a un chemin" paru aux éditions librairie Galerie Racine, 2019
Et voici ce que le langage courant nous dit, sans y rien changer et dans l'ordre d'apparition. Il y a des phrases que vous reconnaîtrez… Et vous votre chemin ?

Il y a un chemin aujourd’hui qu’on ne propose pas Il y a un chemin bas qui traverse des bois ou choisissez la montée raide du chemin du sommet. Il y a un chemin qui est arraché sur 50 pieds de long, 15 pieds de profond Il y a un chemin qui mène aux hommes et à Dieu Il y a un chemin que la constitution impose Il y a un chemin de randonnée de plus de 8 kms
«Je suis un rêveur et je crois qu'il y a un chemin écrit pour chacun et il faut y croire» '"Paulo Coelho Il y a un chemin pour aller au bord de l'eau, bien tracé, tout correctement pour nous guider jusqu'au sable Il y a un chemin pour entrer et un pour sortir afin d’évi…

Aimantation de la voie, JM de Crozals & Sylvie Fabre G.

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« Il tombe vers le haut monte vers le fond »
«  Faire dire à la lumière ce qu’elle ne peut dire Plus que jamais »

" Tu cherches l'extension - du paysage de la saison et de l'âme "

Ce recueil dit par excellence, ce qui demeure. « là ou le poème repose comme sur un lac de montagne ». Immergé dans l’espace, animé par l’esprit de la poésie chinoise, il attise l’âme et donne envie de partager avec leurs auteurs ces moments de contemplation révélés par l’écriture. Un temps d’éveil se fait jour. Il est la quête d’ « un seuil éclairé ». Un recueil assoiffé de profondeur, dans la chaleur du simple.


Sont présents, dans ce recueil, les auteurs Jean-Marie de Crozals et Sylvie Fabre G., en voix alterné. Claude Margat, à qui ce livre est dédié – Deux reproductions de son œuvre y sont insérées – Rimbaud, Wang-Wei cités, et François Cheng, dont la citation ouvre le dialogue entre les deux auteurs dans la troisième partie du recueil «  Peut-être seulement l’éternité ».


Jean-Marie de Crozals